La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

lundi 7 janvier 2008

Louis XIV au cinéma

Sacha Guitry dans Si Versailles m'était conté

En rédigeant l'article précédent, consacré à Louis XIV, nous nous sommes plongés dans les archives pour savoir quels ont été les acteurs qui ont interprété le souverain à l'écran. Nous n'imaginions pas que la liste était si longue. Elle commence aux débuts du cinéma, en 1904, où pour la première fois le roi apparaît sous les traits de Vincent Denizot dans Le Règne de Louis XIV, de Vincent Lorant-Heilbronn. Cinq ans plus tard, en 1909, c'est René d'Auchy qui l'interprète dans Molière de Léonce Perret. Puis, en 1911, Emile Chautard dans Fouquet, l'homme au masque de fer, réalisé par Camille de Morlhon. En 1935, c'est un Louis XIV jeune que compose Jean Bara dans Jérôme Perreau, héros des barricades d'Abel Gance. Trois ans après, en 1938, dans Remontons les champs-Elysées de Robert Bibal et Sacha Guitry ce sont deux acteurs, cette fois, qui jouent le grand roi : Jacques Erwin est Louis XIV jeune, et Maurice Schutz, Louis XIV âgé.
En 1945, Maurice Escande l'incarne à son tour dans Echec au Roy de Jean-Paul Paulin. Naturellement, dans son merveilleux film Si Versailles m'était conté, qu'il tourne en 1954, Sacha Guitry se réserve le rôle du roi âgé et confie à Georges Marchal celui du roi jeune. L'année suivante, dans l'Affaire des poisons de Henri Decoin, on se souvient à peine de Raymond Gérôme, tout comme de Philippe Noiret qui coiffe lui aussi la couronne dans Les Amours célèbres de Michel Boisrond, tourné en 1961. Henri Decoin, toujours lui, réalise Le masque de fer (1962) et confie cette fois le rôle à Jean-François Poron. Entre 1964 et 1966, dans sa série des Angelique, Bernard Borderie choisit Jacques Toja, de la Comédie Française, qui compose un élégant Louis XIV dans les trois premiers films.
Grand moment de cinéma, en 1966, quand Roberto Rossellini tourne – à l'origine pour la télé – le mémorable La prise du pouvoir par Louis XIV où il confie à un jeune inconnu, Jean-Marie Patte, l'illustre fonction.
Passons sur Le fou du roi d'Yvan Chiffre, en 1984, qui voit Jean Desailly camper lui-aussi le monarque, et Monsieur de Pourceaugnac, l'année d'après, réalisé par Michel Mitrani qui s'est réservé le rôle.
En 1993, Roger Planchon relève le défi avec son Louis, enfant roi, joué par Maxime Mansion, suivi par La fille de d'Artagnan, de Bertrand Tavernier, en 1994, où Stéphane Legros fait une royale apparition.
Un peu plus tard, en 1997, Thierry Lhermitte est un Louis XIV, quasiment chauve, dans Marquise de Vera Belmont. En 2000, c'est un roi plus jeune que joue l'anglais Julian Sands dans Vatel de Roland Joffé, et un autre, plus âgé, qu'illustre Jean-Pierre Kalfon dans Saint-Cyr de Patricia Mazuy. Mention spéciale, au très beau film Le Roi danse de Gérard Corbiau, lui aussi réalisé en l'an 2000, où Benoit Magimel interprète un Louis XIV virevoltant. Dernier en date, Jean de la Fontaine, de Daniel Vigne, tourné en 2007, dans lequel le rôle du monarque a été attribué à Jocelyn Quivrin.

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