La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

mardi 8 juillet 2008

Les costumes d’Elizabeth 1ère, reine d’Angleterre

Le film Elizabeth : l’âge d’Or, sorti sur les écrans en décembre 2007, est à présent disponible en DVD.
C’est l’occasion de voir, ou de revoir, cette deuxième partie de la saga que le réalisateur Shekhar Kapur a consacrée à la grande reine. Le premier volet, paru en 1998, évoquait la jeunesse de la souveraine. Cette fois, nous sommes en 1585 et Elizabeth règne sur l’Angleterre depuis près de trente ans. Cate Blanchett incarne à nouveau, avec majesté et talent, la reine; même si elle avoue avoir longtemps hésité à reprendre le rôle.
Les costumes ont évidemment une grande place dans cette superbe réalisation. Ils sont l’œuvre d’Alexandra Byrne (née en 1962) qui s’est déjà illustrée dans le premier Elizabeth (1998) ou d’autres films historiques comme Hamlet (1997) et Le fantôme de l’Opéra (2005). Cette fois ci, sa prestation – très remarquée – lui a valu l’Oscar des meilleurs costumes, en février 2008. La costumière avoue avoir voulu créer des vêtements qui impressionnent le public, comme c’était sans doute le cas au temps d’Elizabeth, dont les tableaux d’époque nous rapportent les tenues étonnantes. En fait, plutôt que d’essayer d’approcher la vérité historique, la créatrice a surtout cherché à restituer l’esprit de la souveraine, autant dans sa vie privée que publique. N’hésitant pas, au besoin, à prendre certaines libertés pour les rendre plus confortables et d’un accès plus facile. A cette occasion, sa principale source d’inspiration fut le styliste espagnol Christobal Balenciaga, lequel, dans les années cinquante, élaborait ses créations à partir de tableaux contemporains du règne d’Elizabeth. Quant aux bijoux, ils sont en harmonie avec les costumes. Plus proches du cinéma de bollywood que de ceux portés au XVIe siècle. Qu’importe qu’Alexandra Byrne ait préféré l’imagination à l’authenticité, ce n’est pas le but du film. On peut tout pardonner quand ce genre de cinéma nous fait rêver.
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