La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

samedi 27 décembre 2008

Le flop des Rois Maudits : A qui la faute ?



Hier, France 2 proposait deux nouveaux épisodes des Rois maudits. Le premier, intitulé « la reine étranglée », n’a attiré que 1.382000 téléspectateurs, soit 5,8% de PDM. Un échec incontestable pour la chaîne publique. On ne manquera pas de s’interroger sur les raisons de la désaffection du public pour une fiction qui avait démarré en force lors de sa première diffusion (8,7 millions de téléspectateurs) avant de retomber à 6 millions la semaine suivante. Le public est de plus en plus exigeant, il veut du neuf, du beau, du cher, et n’aime pas beaucoup qu’on lui propose du réchauffé, du déjà vu, en l’occurrence une nouvelle version d’une série dont toute une génération reste attachée à l’œuvre originale. Mais cette seconde mouture de la saga imaginée par Maurice Druon, avec son gros budget de 25 millions d’euros (hors frais de postproduction), semble n’avoir été conçue que pour le seul plaisir de sa réalisatrice. C’est en effet Josée Dayan qui a choisi de limiter le tournage à soixante-dix jours et d’effectuer peu de prises « pour privilégier la sincérité ». C’est elle aussi qui a décidé de lui donner cette esthétique grandiose et futuriste, totalement en décalage avec l’histoire. Au prétexte que les châteaux actuels sont, soit ruinés, soit trop restaurés, elle a demandé à Philippe Druillet, auteur de bandes dessinées, de créer tous les décors en studios. Univers plus proche de la science fiction que du moyen-âge, qui déroute et dérange. Dans le même esprit, les costumes « au service de l’intrigue » choquent par leur modernité et leur manque de vraisemblance. En voulant parler du passé en le situant dans le futur, en mélangeant l’artifice et l’artistique, en rééditant ce qui doit demeurer unique, on offense la mémoire collective et on fait fuir le téléspectateur.

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