La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

samedi 20 décembre 2008

Les Rois maudits


Rediffusée hier sur France 2, la série Les Rois maudits – qui avait été un succès lors de sa première sortie – a effectué cette fois une très mauvaise audience avec seulement 1.700.000 spectateurs (6,7% de PDM). Nous ne nous étendrons pas sur cette nouvelle version de l’œuvre de Maurice Druon, réalisée par Josée Dayan, qui n’est pas parvenue – en dépit d’importants moyens – à éclipser celle de Claude Barma, diffusée en décembre 1972 et janvier 1973. Rien que pour les costumes (créés par Mimi Lempicka) force est de constater que le respect de la vérité historique n’a pas été la préoccupation majeure. Malgré un budget plutôt conséquent (on a fait tisser, spécialement pour ce film, du tissu à fleurs de lys à Lyon) le résultat n’a pas convaincu les amateurs de belles reconstitutions. Les bijoux (loués chez Madame Bijoux) sont souvent très éloignés de ceux du moyen-âge. On a pu cependant remarquer de très belles couronnes. Le sommet de l’anachronisme est atteint par Mahaut d’Artois (Jeanne Moreau) dotée, dans plusieurs scènes, de splendides boucles d’oreilles. Or, au début des années 1300, aucune femme n’en portait. Pendant les deux siècles qui ont précédé cette époque, les femmes avaient, soit les cheveux longs, descendant des deux côtés de la tête en nattes ou en mèches entourées de galons, soit la tête recouverte de voiles ou de chaperons. Ce qui, dans tous les cas, empêchait de voir les oreilles. Ce n’est guère qu’à la fin du XIVe siècle que les cheveux commencèrent à être relevés sous la coiffure et que les oreilles restèrent visibles. C’est alors que les archives commencent seulement à parler de boucles destinées à les décorer. En général de simples perles attachées très près du lobe inférieur.

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