La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

dimanche 31 août 2008

Trésors de la collection Spada

Le Musée National de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, à Paris, va présenter du 19 novembre 2008 au 15 mars 2009, les trésors de la collection de l’ambassadeur Antonio Spada.
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Toison d'or du XVIe siècle

L’ambassadeur Antonio Benedetto Spada est un incroyable collectionneur qui, dès l'âge de seize ans, a constitué de nombreuses collections : livres anciens et gravures, argenterie, timbres, meubles et pendules, tableaux, reliures, coquillages rares. Jusqu'au jour où, aux puces de Saint-Ouen, à la fin des années soixante, il découvrit une plaque de l’ordre espagnol du Mérite militaire, dans son écrin d’origine. Il l’acheta aussitôt, la considérant comme un bel objet d’argenterie; puis il se mit à l’étudier. Dès lors, les ordres et décorations vont devenir sa principale passion, faisant de ce collectionneur infatigable un des plus grands experts du monde dans le domaine de la phaléristique.
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Aujourd’hui, la collection Spada, outre les décorations - sans doute le rassemblement le plus important au monde en des mains privées - comprend aussi des médailles, des uniformes, des armes, des bâtons de maréchaux, des drapeaux, des documents en tous genres couvrant une période allant du XVIe siècle à nos jours, reflet de l’histoire italienne et internationale.
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Le musée National de la Légion d'Honneur va donc exposer près de six-cents des plus belles pièces de ce collectionneur, toutes choisies en raison de leur rareté, beauté, ancienneté, curiosité et appartenance. Elles sont issues de près de quarante pays et illustrent cent ordres différents. Ce sont pour la plupart de magnifiques ouvrages d'orfèvrerie souvent enrichis de pierreries, tels que pendentifs, insignes finement ciselées et émaillées ou superbes colliers de cérémonie.

Musée et exposition en accès libre tous les jours sauf le lundi (mardi réservé aux groupes sur réservation)

Honneur & Gloire: Trésors de la collection Spada
Téléphone : 01.40.62.84.25. Fax : 01.40.62.84.96
Mail : musee@legiondhonneur.fr
www.musee-legiondhonneur.fr


 

jeudi 21 août 2008

La barrette "Star Sissi" de retour en Autriche


Les médias autrichiens viennent d'annoncer que la barrette "Star Sissi" ornée de diamants, autrefois propriété de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (1837-1898), vient enfin de retrouver son pays d'origine.
Volée en 1998 lors de l'exposition consacrée au centième anniversaire de la mort d'Elisabeth Amélie Eugénie de Wittelsbach, connue sous le surnom de Sissi, épouse de l'empereur François-Joseph I, la barrette a enfin été restituée à l'Autriche par le Canada où a récemment pris fin le procès du ravisseur âgé de 35 ans.
Bien que le bijou ait été placé à l'abri derrière un vitrage blindé, le voleur avait réussi à la remplacer par un faux. Un agent de sécurité avait remarqué le subterfuge par accident.
La barrette n'a été retrouvée qu'au bout d'un an grâce à l'enquête menée au Canada sur le cambriolage d'une banque canadienne. Ainsi, la police a découvert la "star Sissi" à Winnipeg (province de Manitoba), dans la maison de la grand-mère de l'un des soupçonnés.
L'impératrice Elizabeth d'Autriche possédait une très belle chevelure qu'elle décorait souvent avec des barrettes précieuses.


Cette parure de rubis a été portée par Sissi comme on peut le voir sur le portrait peint par Georg Raab en 1875 (photo ci dessus). Elle a d'abord appartenu à la reine Marie-Antoinette puis à sa fille Madame Royal, laquelle l'a ensuite cédée aux Habsbourg. Elle fut portée par toutes les impératrices d'Autriche.

mardi 19 août 2008

Copies de bijoux royaux


Nicolas Cayrasso, fondateur de la société Aux Armes de France et de Navarre, s'est spécialisé depuis plusieurs années dans la reconstitution de bijoux royaux et ordres de chevalerie anciens. C'est ainsi que depuis 2006 il a entrepris de rééditer la plupart des joyaux personnels connus de Marie-Antoinette. Travail qui nécessite des recherches fastidieuses rarement entreprises dans l'histoire de la joaillerie française. Après avoir restitué la célèbre parure qui est à l'origine de la fameuse "affaire du collier de la reine" (700 pierres taillées à la main et serties sur argent), il vient de produire récemment une superbe copie du "Massimo", autre collier d'origine royale, autrefois propriété de la dauphine Marie-Thérèse, fille de Marie-Antoinette, composé de diamants ayant appartenu à la reine. Cette réplique se présente sous la forme d'une rivière de quarante-trois pierres baroques (30 coussins à colette ouverte et 13 poires en pierres de synthèse, totalisant 425 carats) montée sur argent massif. Aux Armes de France a également réédité la paire de pendant d'oreille ornée de deux diamants en "briolette" offerte par Louis XVI à Marie-Antoinette en 1774. Elle est en argent massif et cristal de roche naturel.
Parmi les autres joyaux reconstitués, une magnifique plaque de l'Ordre du Saint-Esprit (plus de 450 carats de pierreries sur une monture en argent massif) inspirée de celle qui fut commandée par Louis XV à l'orfèvre Jacquemin dans les années 1750, ou l'épaulette du Roi de Saxe Auguste le Fort, restituée d'après celle qui fut réalisée entre 1782 et 1789. Nicolas Cayrasso, qui travaille aussi pour le cinéma ou la télévision, propose également à la location la plupart de ses articles. C'est lui qui a fourni la plaque de l'ordre du Saint-Esprit de diamants que porte Louis XIV dans le docu-fiction Versailles, le rêve d'un roi (voir notre article du 25 février 2008).