La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

lundi 29 décembre 2008

Le costume dans les cours européennes (1300-1815)


Un colloque consacré aux cultures matérielles et visuelles vestimentaires des cours européennes entre 1300 et 1815 aura lieu du 4 au 6 juin 2009, au moment où se déroulera l’exposition « Fastes de la Cour et cérémonies royales, le costume de Cour en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles » qui se tiendra au château de Versailles au printemps de la même année (16 mars au 14 juin 2009). Ce colloque propose d’interroger la question vestimentaire dans les cours européennes, dans une perspective temporelle large, partant en amont de la fin du Moyen Âge, quand s’invente un « corps de mode » et quand les cours prennent leur essor. Il s’achève avec les derniers éclats de la cour impériale française. Le colloque de Versailles sera l’occasion de faire le point sur les travaux dans ce domaine, sur un temps long, entre 1300 et 1815, qui permettra aux participants de prendre la mesure des évolutions, de comparer les cours entre elles et d’appréhender leurs influences mutuelles. Il s’inscrit dans trois champs de recherche : le champ très actif des Court studies qui ont mis en évidence le rôle de la cour comme lieu de pouvoir et de culture, celui de l’histoire de la culture matérielle et de la consommation et celui de la culture des apparences vestimentaires et des cultures visuelles, domaines de recherche actuellement en plein essor.

Le colloque sera centré autour de deux thèmes étroitement liés qui sont ceux de la culture matérielle et la culture visuelle. Il s’agira, d’une part, d’aborder la culture matérielle vestimentaire des princes régnants et souverains, de la fin du Moyen Âge au début de l’époque contemporaine, à travers l’objet vestimentaire, tel qu’il a pu être conservé dans les musées ou/et à travers les traces laissées dans les inventaires et documents comptables des souverains et princes régnants. Il s’agira, d’autre part, d’étudier les représentations iconographiques variées des apparences vestimentaires des princes et courtisans. Elles participent à la construction d’une culture visuelle vestimentaire dont il s’agira de mesurer la place dans la floraison des images de mode à partir de l’époque moderne. Ces thématiques seront poursuivies jusqu’à l'époque contemporaine afin d’étudier les vêtements de cour ou plus généralement le vêtement ancien de luxe, à travers la mode et la culture visuelle de la scène (théâtre, opéra), du cinéma et de la télévision.
Le colloque s’articulera autour de trois axes :

Garde-robes des princes régnants et souverains en Europe (1300-1815)
- Le contenu des garde-robes royales et princières : études de cas (styles, textiles et couleurs, distinction privé/public, distinction homme/femme, etc.); leur valeur économique.
- État des connaissances actuelles sur les garde-robes royales et princières : approches historiographiques et perspectives de recherche.

Images des manières de se vêtir dans les cours européennes (1300-1815)
- Les cultures vestimentaires curiales à travers les représentations iconographiques des princes et courtisans : portraits aristocratiques, scènes de la vie de cour, imagerie de mode …
- Apports et limites de ces sources pour la connaissance des cultures vestimentaires curiales.

Les « costumes de cour » mis en scène : théâtre, écran, podium (XXe-XXIe siècles)
- Créer le costume de cour pour la scène : métier, techniques ; relations entre le costumier, le metteur en scène, le scénariste ou/et le conseiller historique et l’histoire du costume.
- L’utilisation du « costume de cour » dans les productions théâtrales, cinématographiques et dans les séries historiques télévisuelles : reconstitution ou création ?
- Le « costume de cour » et les podiums : influence des costumes de cour sur la création de mode dans la haute couture.

http://veticourcolloque2009.blogspot.com/


dimanche 28 décembre 2008

Les perles de Coco Chanel


Le téléfilm Coco Chanel sera diffusé sur France 2 les lundi 29 et mardi 30 décembre prochains. Composé de deux parties, ce biopic retrace la vie de la célèbre styliste Gabrielle Chanel, de son enfance à sa mort, en 1971, à l'âge de 87 ans.

Réalisé par le canadien Christian Duguay et doté d’un budget de dix millions d’euros, Coco Chanel est issu d'une coproduction entre la France, les Etats-Unis et l'Italie. Déjà diffusé dans ces deux pays, il a réalisé de très beaux scores. Outre-Atlantique, cette fiction a séduit 5,2 millions de téléspectateurs sur la chaîne câblée Lifetime et, en Italie, en octobre dernier, a rassemblé 6 millions de téléspectateurs sur la Raï.

L'actrice Barbora Bobulova incarne Chanel jeune, tandis que Shirley Mac Laine l’interprète durant ses dernières années, avec son inséparable collier de perles. Parmi les autres acteurs, Sagamore Stévenin (Etienne Balsan), Olivier Sitruk (Boy Capel), Valentina Lovovini (Adrienne), Anny Duperey (Madame Desboutins), Jean-Claude Dreyfus (Paul Poiret), François Perrot (Clémenceau), Marine Delterme (Emilienne d’Alençon), Malcolm Mac Dowell (Marc Ferrant), etc. Les costumes ont été réalisés par Pierre-Yves Gayraud et Stefano De Nardis. Le tournage s’est déroulé en France et en Italie, entre décembre 2007 et mars 2008. En ce qui concerne la partie française, toutes les scènes ont été réalisées en Auvergne, à Vichy, Moulins et au château de Bostz, à Besson (Allier).

D’ores et déjà, 2009 s'annonce comme l'année "Coco Chanel" avec au moins deux autres films en production : Coco Chanel et Igor Stravinsky de William Friedklin (avec Anna Mouglalis) et Coco avant Chanel d’Anne Fontaine (avec Audrey Tautou). Sans compter le projet de Daniele Thompson dont nous ne savons rien.

samedi 27 décembre 2008

Le flop des Rois Maudits : A qui la faute ?



Hier, France 2 proposait deux nouveaux épisodes des Rois maudits. Le premier, intitulé « la reine étranglée », n’a attiré que 1.382000 téléspectateurs, soit 5,8% de PDM. Un échec incontestable pour la chaîne publique. On ne manquera pas de s’interroger sur les raisons de la désaffection du public pour une fiction qui avait démarré en force lors de sa première diffusion (8,7 millions de téléspectateurs) avant de retomber à 6 millions la semaine suivante. Le public est de plus en plus exigeant, il veut du neuf, du beau, du cher, et n’aime pas beaucoup qu’on lui propose du réchauffé, du déjà vu, en l’occurrence une nouvelle version d’une série dont toute une génération reste attachée à l’œuvre originale. Mais cette seconde mouture de la saga imaginée par Maurice Druon, avec son gros budget de 25 millions d’euros (hors frais de postproduction), semble n’avoir été conçue que pour le seul plaisir de sa réalisatrice. C’est en effet Josée Dayan qui a choisi de limiter le tournage à soixante-dix jours et d’effectuer peu de prises « pour privilégier la sincérité ». C’est elle aussi qui a décidé de lui donner cette esthétique grandiose et futuriste, totalement en décalage avec l’histoire. Au prétexte que les châteaux actuels sont, soit ruinés, soit trop restaurés, elle a demandé à Philippe Druillet, auteur de bandes dessinées, de créer tous les décors en studios. Univers plus proche de la science fiction que du moyen-âge, qui déroute et dérange. Dans le même esprit, les costumes « au service de l’intrigue » choquent par leur modernité et leur manque de vraisemblance. En voulant parler du passé en le situant dans le futur, en mélangeant l’artifice et l’artistique, en rééditant ce qui doit demeurer unique, on offense la mémoire collective et on fait fuir le téléspectateur.

lundi 22 décembre 2008

Henri IV au cinéma (suite)


Dans notre message du 14 novembre dernier, consacré aux films ou téléfilms où figure Henri IV, nous avons oublié de citer un long métrage actuellement en production. Cet Henri IV – c’est son titre - est réalisé par l’allemand Jo Baier et produit par Ziegler Film GmbH & Co. KG (Berlin) en association avec plusieurs autres pays dont la France. L’équipe technique est tchèque. Doté d’un budget de 19 millions d’euros, Henri IV est une adaptation du roman éponyme de Heinrich Mann (1871-1950) publié entre 1935 et 1938. C'est en août 1927, lors d'une visite du château de Pau, que le grand écrivain allemand avait eu l’idée d’écrire sa biographie fleuve du bon roi Henri. C’est la première fois, au cinéma, qu’un film est entièrement consacré à celui-ci. Une partie du tournage a été réalisée en France, en octobre dernier, notamment au château de Buranlure, à Bannegon, Meillant et le quartier historique de Bourges. Seuls deux comédiens français figurent au générique : Julien Boisselier qui interprète le roi à l’âge adulte et Armelle Deutsch la reine Margot. La plupart des autres acteurs sont allemands : Hannelore Hoger (Catherine de Médicis), Gabriela Maria Schmeide (Marie de Médicis), Kristo Ferkic (Henri IV à 11 ans), Maximilian Belfort (Henri IV à 16 ans). Un premier aperçu des costumes et des bijoux (conçus par Barbara Jäger et Gerhard Gollnhofer) nous a plutôt laissé un sentiment mitigé. Henri IV devrait sortir sur les écrans vers la fin 2009 ou au début de 2010.

Le site du film (en allemand et anglais) : http://www.henri-vier.com/

samedi 20 décembre 2008

Les Rois maudits


Rediffusée hier sur France 2, la série Les Rois maudits – qui avait été un succès lors de sa première sortie – a effectué cette fois une très mauvaise audience avec seulement 1.700.000 spectateurs (6,7% de PDM). Nous ne nous étendrons pas sur cette nouvelle version de l’œuvre de Maurice Druon, réalisée par Josée Dayan, qui n’est pas parvenue – en dépit d’importants moyens – à éclipser celle de Claude Barma, diffusée en décembre 1972 et janvier 1973. Rien que pour les costumes (créés par Mimi Lempicka) force est de constater que le respect de la vérité historique n’a pas été la préoccupation majeure. Malgré un budget plutôt conséquent (on a fait tisser, spécialement pour ce film, du tissu à fleurs de lys à Lyon) le résultat n’a pas convaincu les amateurs de belles reconstitutions. Les bijoux (loués chez Madame Bijoux) sont souvent très éloignés de ceux du moyen-âge. On a pu cependant remarquer de très belles couronnes. Le sommet de l’anachronisme est atteint par Mahaut d’Artois (Jeanne Moreau) dotée, dans plusieurs scènes, de splendides boucles d’oreilles. Or, au début des années 1300, aucune femme n’en portait. Pendant les deux siècles qui ont précédé cette époque, les femmes avaient, soit les cheveux longs, descendant des deux côtés de la tête en nattes ou en mèches entourées de galons, soit la tête recouverte de voiles ou de chaperons. Ce qui, dans tous les cas, empêchait de voir les oreilles. Ce n’est guère qu’à la fin du XIVe siècle que les cheveux commencèrent à être relevés sous la coiffure et que les oreilles restèrent visibles. C’est alors que les archives commencent seulement à parler de boucles destinées à les décorer. En général de simples perles attachées très près du lobe inférieur.

mercredi 17 décembre 2008

Couronnes à vendre

Voici quelques photos de la vente organisée par Angels The costumiers, à Londres, le 6 décembre dernier. Il y avait foule et on s’arrachait les vêtements dans une joyeuse ambiance de soldes anglaises. Outre les nombreux habits de tous styles, costumes militaires, accessoires, on pouvait aussi y trouver des bijoux, notamment des couronnes et des diadèmes. Certaines pièces proviennent des collections de la BBC rachetées par Angels.



lundi 15 décembre 2008

Musée de l'Histoire de France

L'Etablissement public de Versailles vient de créer un nouveau site internet consacré au Musée de l'Histoire de France : http://www.museehistoiredefrance.fr/Même si on peut regretter le nombre, plutôt limité, des œuvres qui figurent dans cette base de données (400 alors que le Musée possède près de 7500 tableaux et sculptures) elle a le mérite d'exister et constitue une nouvelle source iconographique pour tous ceux qui s'intéressent à l'Histoire de France.
A titre d'illustration, nous avons retenu quelques portraits de nos premiers rois, réalisés en 1837 et 1838 . Représentation romantique et largement fantaisiste qui, bien que totalement éloignée de la réalité historique, n'en constitue pas moins une belle galerie de "rois de théâtre". En effet, les différents monarques y sont représentés parés de vêtements et de couronnes, entre autres, qui ressemblent plus à des accessoires théâtraux qu'à des objets authentiques. C'est l'une des curiosités de cette galerie virtuelle qui en comporte encore beaucoup d'autres.

Philippe II, roi de France
(Louis-Félix Amiel, 1837)

Pépin, roi des Francs
(Louis-Félix Amiel, 1837)
Caribert, roi des Francs
(Jean-Joseph Dassy, 1837)
Louis 1er, empereur d'Occident
(Jean-Joseph Dassy, 1837)
Hugues 1er, roi de France
(Charles de Steuben, 1837)
Dagobert, roi des Francs
(Emile Signol, 1837)


Clotaire 1er, roi des Francs
(Jean-Louis Bézard, 1838)
Charles II, empereur d'Occident
(Charles de Steuben, 1837)
Childebert 1er, roi des Francs
(Jean-Louis Bézard, 1838)

vendredi 12 décembre 2008

L’Institut Français de la Mode déménage


A partir du 15 décembre, L’Institut Français de la Mode quitte le 33 rue Jean Goujon pour les Docks en Seine. Ses nouvelles coordonnées sont :

INSTITUT FRANÇAIS DE LA MODE
36 Quai d’Austerlitz
75013 Paris
Tel : 01-70-38-89-89
Fax : 01-70-38-89-00

L’IFM est le premier occupant de ce bâtiment emblématique du quartier Paris Rive Gauche, conçu par les architectes Dominique Jakob et Brendan Mc Farlane. Au cours de l’année 2009, les « Docks en Seine » vont devenir un centre de valorisation de la mode et du design, doublé d'un pôle de loisirs et de culture. Outre l’IFM, le projet accueillera un espace événementiel mais aussi des restaurants, des commerces et des services.
Au sein de cet ensemble, l'Institut Français de la Mode double sa surface pour occuper un espace de 2300 m², développé sur trois niveaux et bénéficiant de trois façades vitrées et lumineuses surplombant la Seine.
Grâce à son installation aux Docks en Seine, l’IFM développe son offre et se donne les moyens de renforcer les trois piliers de son action : la formation, l’expertise et l’information. Le nouvel amphithéâtre Yves Saint Laurent a été baptisé en hommage au grand couturier disparu en juin 2008. Il accueillera notamment les nouvelles conférences publiques de l’IFM, à partir de janvier 2009.
Au rez-de-chaussée, la Bibliothèque bénéficiera d’une surface et de ressources élargies. Le premier étage accueillera en priorité les activités de formation avec plusieurs salles de cours mais aussi un espace polyvalent, future plaque-tournante pour tous les étudiants.

mercredi 10 décembre 2008

Le diamant Wittelsbach a changé de propriétaire


Il y a un mois nous annoncions la vente, prévue pour ce jour, du magnifique diamant bleu de 35,56 carats connu sous le nom de Wittelsbach.
Aujourd’hui, chez Christie’s, à Londres, les enchères se sont envolées et la pierre historique a largement dépassé le prix auquel elle était estimée. En effet, elle a atteint le prix record de 16,4 millions de livres, soit 18,7 millions d’euros.
Elle a été achetée par le joaillier de renom Laurence Graff.
Le précédent record pour la vente aux enchères d'une pièce de cette importance remonte à 1995, année où un diamant de 100 carats a été vendu par Sotheby's, à Genève, pour 16,5 millions de dollars.

mardi 9 décembre 2008

Costumes en fleurs

Du 6 décembre 2008 au 19 avril 2009, le Centre National du Costume de Scène, à Moulins, organise une exposition intitulée Au fil des fleurs, scènes de jardin. Dans une scénographie inspirée des grandes étapes de l'histoire des jardins, les costumes sont "plantés" dans des décors illustrant les thèmes suivants : La broderie de jardin, Le potager du roi, Féerie d’hiver, Le jardin d’intérieur, La charmille, La serre, Les jardins de l’Alhambra, Hortus conclusus, L’arbre aux chapeaux, La forêt de Mélisande. C'est un spectacle fantastique et féerique que ces assemblages d'habits, composés comme des bouquets, qu'ils soient fabriqués à partir de textiles aux motifs tissés ou imprimés, peints au pochoir ou sérigraphiés, brodés de fils ou de paillettes, garnis d'applications ou d'incrustations. C'est aussi une invitation à découvrir les différentes techniques de création et de réalisation du décor végétal sur textile, mis au service du costume de scène. L’accent est tout particulièrement porté sur le geste, grâce à une présentation des pratiques et des techniques de décoration sur costumes : broderies, fleurs artificielles, dentelles, paillettes, galons, applications, peinture ou tout autre décor…

Costumier et réalisateur de costumes, Bernard Connan est l'auteur de cette magnifique scénographie. Après avoir travaillé pour les théâtres les plus divers, il a rejoint les ateliers de décoration sur costumes, à l'Opéra National de Paris, en 1993. En outre, depuis quelques années, il s'est orienté vers la conception d'expositions. On lui doit notamment "Opéra côté Mozart", au Centre culturel de Boulogne-Billancourt, en 2006.

Centre National du Costume de Scène
Quartier Villars, Route de Montilly
03000 Moulins
Tél. 00 33 (0)4 70 20 76 20
Site Internet http://www.cncs.fr/

lundi 8 décembre 2008

La magie du costume

  Créatrice de costumes de théâtre, Pascale Bordet est une artiste inspirée et prolifique. Aujourd'hui, elle publie La Magie du costume un ouvrage où elle évoque sa carrière, riche en expériences et en rencontres inoubliables. Spécialisée dans le costume de scène, elle a presque essentiellement travaillé, depuis 1986, pour le théâtre privé, faisant parfois quelques incursions à la télévision dans des pièces réalisées par Jean-Claude Brialy (Il ne faut jurer de rien, George Dandin, La dame aux camélias). Elle nous fait découvrir le cheminement, toujours passionnant, qui a entouré la création des habits d'une quarantaine de spectacles auxquels elle a participé. Entre autres, La locandiera, Le Dindon, Mademoiselle Else, Monsieur chasse, Les femmes savantes, Le roi se meurt, Château en Suède, Un fil à la patte, Le bourgeois gentilhomme, jusqu'au Malade imaginaire, avec Michel Bouquet, actuellement à l'affiche du théâtre de la porte Saint-Martin. Récompensée par neuf nominations et deux Molières (Mademoiselle Else en 1999 et Le Dindon en 2002) elle a également reçu le Prix Renaud-Barrault en 2000. Pour elle, faire des costumes ce n'est pas recopier un livre d'images, c'est surtout essayer de surprendre, jouer sur la diversité, le décalage. "Au théâtre, tout doit être soigné, car, à la différence du cinéma, il n'y a pas de gros plan".

La Magie du costume de Pascale Bordet, photographies Laurencine Lot, Actes Sud, 2008, 204 pages, 39€

samedi 6 décembre 2008

Vente de bijoux antiques




Le 9 décembre prochain, à New York, Christie’s mettra en vente une très belle collection de bijoux de l’antiquité. Soit 130 lots de pièces exceptionnelles issues des civilisations grecques, romaines, égyptiennes, perses, phéniciennes ou byzantines. L’ensemble comporte des pierres gravées et semi-précieuses, des intailles, des camées, des bracelets, des boucles d’oreilles, des bagues et des colliers. L’élément le plus remarquable est une magnifique paire de bracelets en or, terminés par des têtes de lions, de la période hellénistique (IVe au IIIe s. av. J.C.). Celle-ci est estimée entre 63.000 et 95.000 euros. (vendue 62.316 €)

vendredi 5 décembre 2008

En attendant la chartreuse de Parme


La presse annonce que l'actrice Sophie Marceau serait pressentie pour interpréter la marquise Del Dongo dans La chartreuse de Parme, une fiction de prestige de 2 x 100 minutes adaptée par Louis Gardel du célèbre roman de Stendhal. Co-produit avec l'Italie et la Grande Bretagne, ce téléfilm est destiné à France 3. Par contre, si la chaîne a bien confirmé la mise en chantier de ce projet – dont le tournage devrait avoir lieu durant l'été 2009 – elle n'a en revanche pas précisé si l'actrice française en ferait partie. On ignore également si l'histoire se déroulera sous le premier Empire, comme dans l'œuvre originale, ou à une époque plus moderne.
Ce qui est certain, si cette annonce se concrétise, c'est que ce sera la troisième fois que ce roman de Stendhal est porté à l'écran. On doit à Christian Jaque une première Chartreuse de Parme, tournée en partie à Besançon en 1948, avec Gérard Philipe et Maria Casarès. Les costumes de ce film ont été réalisés par Georges Annenkov (1889-1974), costumier des dernières réalisations de Max Ophuls (La ronde, Le plaisir, Madame de, Lola Montès) et grand spécialiste des tournages historiques (Mayerling, La Duchesse de Langeais, Pontcarral colonel d'empire, Le Bossu, L'affaire du collier de la reine). D'autre part, en 1981, Mauro Bolognini a aussi réalisé un téléfilm sur le même sujet La Certa di Parma, avec Lucia Bosé dans le rôle de la marquise.

mardi 2 décembre 2008

Le Guépard


Le mercredi 21 janvier 2009, à 19h30, à l'Institut Culturel Italien de Paris, aura lieu la projection du film Le Guépard de Luchino Visconti. Cette séance sera suivie d'une conversation avec Claudia Cardinale animée par Nicole Foucher, maître de conférences à l'Université Lumière Lyon 2.
On a tout dit de ce chef d'œuvre du cinéma italien qui a laissé, à des milliers de spectateurs, des souvenirs nostalgiques et émerveillés. Rien que pour les costumes Le Guépard est une œuvre à part dans l'histoire du cinéma mondial. Il mérite d'être vu et revu. Combien de costumiers ou de couturiers – comme Christian Lacroix - ont décidé de leur vocation en découvrant ce somptueux déploiement ?
Réalisés par un maître du genre, le florentin Piero Tosi, tous les vêtements du film sont d'une grande élégance, extrêmement fidèles à ceux portés par la bourgeoisie des années 1860. Ce souci du détail, de la rigueur historique, n'a pas laissé que de bons souvenirs aux comédiens. Claudia Cardinale se souvient encore du corset d'époque qu'elle devait porter, particulièrement inconfortable, qui l'empêchait de s'asseoir et qui lui infligeait des blessures douloureuses.

Institut Culturel Italien de Paris
Salon de l'Hôtel de Gallifet
73, rue de Grenelle 75007 Paris
Entrée gratuite sur réservation (01 44 39 49 39) www.iicparigi.esteri.it