La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

jeudi 29 octobre 2009

Angels vend ses uniformes


Le 28 novembre prochain, à Londres, Angels The Costumiers organisera une nouvelle vente grand public dans le but de faire un peu de place dans ses immenses stocks. Cette fois, l'entrepôt de Hendon propose 250.000 vêtements et accessoires militaires (casquettes, casques, ceintures et autres équipements de cuir). L’ensemble est constitué d’authentiques uniformes des XIXe et XXe siècles, ainsi que diverses pièces reconstituées spécialement pour un film. Toutes ces tenues ont été utilisées à la télévision et au cinéma.

Le prix d’entrée est de 5 livres. Ensuite chaque manteau, veste, tunique ou blouson sera vendu 20 livres, les pantalons 10 livres, les casques 20 livres, les autres coiffures 10 livres, les accessoires (Ceintures, bretelles, cartouchières, sacoches) 10 livres.

Angels The Costumiers
1 Garrick Road London NW9 6AA
tel: +44 (0)20 8202 2244
fax: +44 (0)20 8202 1820
email: info@angels.uk.com
site web: http://www.angels.uk.com/

lundi 26 octobre 2009

La Princesse de Montpensier


Fin septembre, Bertrand Tavernier a débuté le tournage de son prochain film intitulé La Princesse de Montpensier, long métrage historique dont l'action se situe en 1562.
Les prises de vue ont commencé à Angers et se poursuivent actuellement au château de Messilhac, belle demeure de la renaissance bâtie sur un promontoire dominant la vallée du Goul, aux confins de la Haute Auvergne et du Rouergue.
C'est surtout la partie costumes qui a constitué l'un des plus gros défis de cette production. Il a fallu, en effet, confectionner mais surtout louer (en Italie et en Angleterre) de très nombreux vêtements, de tous types, du XVIème siècle. Cet énorme travail a été confié à Caroline De Vivaise, costumière chevronnée dont on avait déjà remarqué tout le talent dans le film Gabrielle, de Patrice Chéreau, oeuvre pour laquelle elle a reçu le César des meilleurs costumes, en 2006.
On a également fait venir un chameau ainsi que les magnifiques chevaux de Mario Luraschi.
En dehors du Cantal, d'autres scènes seront tournées au château de Blois, à Chinon, Bourges, Noirlac, etc.
Produit par Paradis films, en coproduction avec Studio Canal et France 2 cinéma, La Princesse de Montpensier devrait sortir sur les écrans à la rentrée 2010.
Par ailleurs, le casting réunit Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Gaspard Ulliel dans les rôles principaux.

vendredi 23 octobre 2009

La Comédie Française expose ses habits


Costume de Chloé Obolensky pour Ondine de Jean Giraudoux,
mise en scène de Raymond Rouleau à la Comédie Française (1974)
Photo : Didier Plowy/MCC


Cette saison encore, la Comédie-Française met à l'honneur ses ateliers et ses artistes. Du 22 septembre 2009 au 10 janvier 2010, au Théâtre du Vieux-Colombier, elle organise une exposition consacrée au service de l’habillement, traçant son histoire et son fonctionnement actuel. Occasion pour découvrir ou redécouvrir le savoir-faire et le talent d’une équipe, hautement spécialisée, qui œuvre avec constance au profit des spectacles de cette noble et vieille institution.

En contreproint à cette manifestation, le samedi 21 novembre, à 16h00, toujours au Théâtre du Vieux-Colombier, Agathe Sanjuan, conservatrice-archiviste, et Dominique Schmitt, chargée de production (en partenariat avec le Centre National du Théâtre) organisent une rencontre consacrée au métier de costumier. Ce rendez-vous sera l’occasion d’aborder l’histoire de la profession, le travail concret des ateliers tout au long du processus de création, à l'aide de démonstrations ou d'illustrations, et enfin d’aborder la question de la formation permettant d'y accéder.

Théâtre du vieux colombier
21 rue du vieux colombier 75006 Paris
Entrée libre aux heures d’ouverture du théâtre

mercredi 7 octobre 2009

Le trousseau de Marie-José de Savoie


Du 7 octobre au 12 décembre 2009, La Mona Bismarck Foundation présente, pour la première fois en France, une exposition de costumes historiques de la Maison royale de Savoie.
Intitulée Le trousseau de la Reine de Mai – Marie-José de Savoie, cette exposition permettra d'admirer dix magnifiques manteaux de cérémonie, vingt ensembles de soirée et des effets personnels de la reine d’Italie Marie-José de Savoie (1906-2001). En effet, une partie des objets présentés faisaient partie du trousseau de la souveraine, lors de son mariage en 1930 avec le prince Humbert, qui devait devenir le dernier roi d’Italie.
La collection de la Fondation Humbert II et Marie-José de Savoie – dont sont issus ces vêtements - a été rassemblée grâce aux efforts de sa présidente, la princesse Marie-Gabrielle de Savoie, l’un des quatre enfants de la reine, qui a consacré son énergie à sa reconstitution.
Ces robes de cour portées pour les cérémonies officielles reflètent la mode des années 1930 et illustrent le rôle de Marie-José dans l’Histoire.

Illustration : Manteau de cour en velours uni coupé de soie rouge (Atelier Gori, Turin-Rome-Gênes, 1930); donation de Stefano Papi à la Fondation Humbert II et Marie-José de Savoie.
Photo Kim Powell


Le trousseau de la Reine de Mai – Marie-José de Savoie
MONA BISMARCK FOUNDATION
34, avenue de New York, 75116 Paris
Tel : 01 47 23 38 88
info@monabismarck.org / www.monabismarck.org
Du mardi au samedi, de 10 h 30 à 18 h 30. Entrée libre

mardi 29 septembre 2009

Un diamant de 500 carats découvert en Afrique du Sud


Le consortium Petra Diamonds a annoncé aujourd’hui la découverte d'un diamant de plus de 500 carats et d'une qualité exceptionnelle, dans sa mine de Cullinan, située à 40 km à l'est de Pretoria, en Afrique du Sud.

"La mine de Cullinan offre à nouveau au monde un diamant spectaculaire, superbe et important", a déclaré dans un communiqué John Dippenaar, le directeur général de ce groupe panafricain. Le précieux caillou de 507,55 carats a été découvert jeudi 24 septembre. Il pèse environ 100 grammes et est d'une couleur et d'une clarté exceptionnelle, selon le communiqué.

Ce diamant "est considéré comme l'un des vingt plus gros diamants bruts de qualité au monde" a précisé le groupe. Il fait actuellement l'objet d'une expertise afin de déterminer précisément sa couleur et sa clarté.

Cette pierre a été découverte avec un autre diamant de 168 carats et deux pierres de 58,5 et 53,3 carats.

Le site de Cullinan, ouvert en 1902, a d’abord appartenu au groupe De Beers, premier producteur mondial de diamants, qui l’a cédé en 2007 au consortium Petra Diamonds, pour près de cent millions d’euros. Il était alors considéré comme arrivant en fin d'exploitation.

Cette mine est aujourd’hui la seule à produire des quantités significatives de diamants bleus, assez rares, qui se distinguent par une phosphorescence de longue durée. Mais elle est surtout connue pour avoir livré, en 1905, une pierre de 3.106 carats, qui demeure à ce jour le plus gros diamant brut découvert. Fractionné en une centaine de pièces, polies et taillées, ce dernier a notamment donné naissance au «Great star of Africa», le deuxième plus gros diamant taillé du monde. Blanc, en forme de poire, ce joyau de 530,2 carats orne depuis 1907 le sceptre d'Edouard VII, exposé à la tour de Londres.

Depuis l’annonce de cette découverte, le titre de Petra Diamonds, coté à la bourse de Londres, s’est envolé de 4,75% à 67,75 pences.

dimanche 27 septembre 2009

Découverte d’un trésor en Angleterre


Un chômeur britannique a découvert le plus important trésor archéologique anglo-saxon jamais mis au jour, avec plus de 1.500 objets contenant plusieurs kilogrammes d'or et d'argent, dont une partie devrait lui revenir. "Ça a été beaucoup plus amusant que de gagner à la loterie", a déclaré Terry Herbert, chômeur de 55 ans et découvreur en juillet du trésor du Staffordshire (centre de l'Angleterre), qui a été officiellement reconnu comme tel jeudi dernier par les autorités britanniques. C'est en se promenant avec son détecteur de métaux dans le champ d'un ami qu'il a repéré les objets datant du VIIe siècle, une trouvaille sans précédent.

Sa découverte, dont l'importance est comparée à celle du tombeau du pharaon Toutankhamon, contient un bric-à-brac guerrier avec au moins 84 pommeaux et 71 gardes d'épées qui arborent pour la plupart des décorations de grande finesse, et des grenats incrustés dans l'or. Le trésor contient environ 650 objets en or pesant quelque 5 kg et 530 objets en argent (1,3 kg), et une grande quantité de pierres précieuses. Son évaluation devrait prendre un an et la valeur totale devrait dépasser le million de livres (1,1 million d'euros) selon un expert du British Museum. La découverte devrait être répartie à parité entre Terry Herbert, qui compte s'acheter une maison, et le propriétaire du champ, selon un accord entre les deux hommes.

Les experts s'emploient désormais à assembler des dizaines de morceaux qui devaient former des heaumes finement décorés. Le trésor contient également des éléments liés à la Bible, en particulier une inscription belliqueuse en latin gravée sur de l'or qui serait tirée du Livre des Nombres et pourrait être traduite par : "Lève-toi, Seigneur, et que tes ennemis soient dispersés ! Que ceux qui te haïssent fuient devant ta face !" Une partie de ces objets sera exposée du 26 septembre au 13 octobre, au musée d'art de Birmingham. Tous les objets seront ensuite transférés pour expertise au British Museum, avant d'être vendus.

lundi 20 avril 2009

Sur le tournage de Cartouche

Le tournage de Cartouche vient de s’achever le 10 avril dernier. Notre amie Florence Clamond, la costumière, a eu la gentillesse de nous adresser une série de photos des coulisses du tournage qu’elle a accompagnées de quelques commentaires.


A défaut de place dans la salle qui nous est attribuée pour l'habillage, je sélectionne les costumes des scènes de figuration du lendemain directement au pied du camion.


Scène d'habillage quotidienne;
les figurants découvre le port des bas avec jarretière élastique !


En attendant de tourner...


En attendant de tourner... sous la pluie et tôt le matin


Il y a toujours des petits points de couture à faire
Dernière quinzaine de tournage, l'équipe est solidaire avec les filles des costumes qui ont tant de vêtements à remettre en état avant de les rendre aux loueurs; autour de la table d'atelier se trouve un coiffeur, une maquilleuse, deux palefreniers, un figurant et en arrière plan un régisseur et trois autres figurants habituels !
Ce jour-là, le mauvais temps et la longue attente aidant, l'atelier a été très productif !

mardi 31 mars 2009

La 23e cérémonie des Molières


La 23ème cérémonie des Molières aura lieu le 26 avril prochain, dans le cadre du théâtre de Paris, et sera diffusée sur France 2. Cette année, la remise des prix sera présidée par le comédien Bernard Giraudeau et présentée par Frédéric Mitterrand, directeur de la Villa Médicis.

Dans la catégorie des meilleurs costumes, ont été sélectionnés :

Emmanuel Peduzzi pour Les deux canards de Tristan Bernard et Alfred Athis, mis en scène par Alain Sachs.
De 1977 à 1996, il collabore avec le créateur de costumes Jacques Schmidt à plus de cent dix spectacles. Depuis 1996, il a réalisé les costumes de théâtre pour les metteurs en scène suivants : Roger Planchon (Triomphe de l'amour, L'Avare), Patrice Kerbrat (En attendant Godot), Jacques Rosner (La Mer, Jules César, Rodogune), Alain Milianti (Chabada Bada), Robert Fortune (La Surprise de l'amour), Adrian Brine (Le Bel air de Londres), David Leveaux (Trahisons), Thierry Harcourt (Outrage aux mœurs), etc.

Claire Risterucci pour Madame de Sade de Yukio Mishima, mis en scène par Jacques Vincey.
Depuis 1999, elle a réalisé les costumes de théâtre pour les metteurs en scène suivants : Alain Ollivier ( Toute nudité sera châtiée, les Nègres, Le Marin), Claude Yersin (Electre-Oreste et Bamako), Marc Paquien (La Mère, Le Baladin du monde occidental, La Dispute, L’assassin sans scrupules, Le mariage secret, la Ville), Marc Paquien (La Noce chez les petits bourgeois… créoles, Les aveugles, La dispute, L’Assassin sans scrupules, Le Mariage secret, La ville), Jacques Vincey (Le Belvédère, Mademoiselle Julie, Madame de Sade), Pierre Hoden (Le Procès de Lucullus), Blandine Savetier (Le Président), etc.

Claire Belloc pour Le Diable rouge d’Antoine Rault, mis en scène par Christophe Lidon.
Depuis 1986, elle a réalisé les costumes de théâtre pour les metteurs en scène suivants : Laurence Février (Hosanna), Philippe Adrien (Les Acteurs de bonne foi-la méprise, Doux oiseaux de jeunesse, Andromaque, Phèdre, L’Ecclésiaste), Tilly (A la folie pas du tout), Patrick Simon (Au bout de la plage), Hervé Van Der Meulen (Les Trente millions de Gladiator), Christophe Lidon (L’Antichambre, Le Diable rouge), etc.

Thibault Vancraenenbroeck pour Tartuffe de Molière, mis en scène par Stéphane Braunschweig.
Depuis 1993, il a réalisé les costumes de théâtre pour les metteurs en scène suivants : Frédéric Dussenne (Noces de Sang), Stéphane Braunschweig (Dans la jungle des villes, Woyzeck, La Mouette, L’Exaltation du labyrinthe, Pométhée enchaîné, La Famille Schroffenstein, Brand, Le misanthrope, Vêtir ceux qui sont nus, Les Trois sœurs, Tartuffe), Olga de Soto (Incorporer, Ce qui reste), etc.

jeudi 26 mars 2009

Le Costume de Cour en Europe 1650 – 1800


Du 31 mars au 28 juin 2009 au château de Versailles

L’exposition Fastes de Cour et cérémonies royales – le Costume de Cour en Europe 1650-1800 retrace l’histoire du costume de Cour en Europe et met ainsi en lumière l’influence majeure de la France dans ce domaine du milieu du XVIIe siècle au début du XIXe siècle. Pour la première fois, plus de 200 oeuvres (costumes, joyaux, iconographie) liées à des monarchies européennes prestigieuses sont ici rassemblées pour une exposition qui ne sera présentée qu’à Versailles. Le Victoria & Albert Museum, le Palais Pitti à Florence, le musée du Louvre, le musée Galliera, les Arts Décoratifs, les Archives nationales, ainsi que des collectionneurs privés ont accepté de prêter leurs oeuvres. Les collections royales de Londres, de Dresde, du Danemark (château de Rosenborg), de Suède (Livrustkammaren), du Portugal (Palais d’Ajuda), mais aussi les collections impériales de Vienne (Kunsthistorisches Museum), des tsars de Russie (musée de l’Ermitage), et de la Cathédrale de Cologne seront pour la première fois présentées en dehors de leur pays d’origine.
Cet événement s’inscrit dans le cycle des expositions évoquant la vie de Cour aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme Versailles et les tables royales en Europe XVIIe – XIXe siècles en 1993-1994.
Avec le costume de Cour se développe un véritable langage politique, dont la première fonction est de traduire visuellement la hiérarchie du pouvoir. Les costumes présentés dans l’exposition évoquent à la fois les circonstances extraordinaires fondatrices de la Monarchie, de la vie des monarques européens et de leurs courtisans, (sacre, couronnement et cérémonies d’Ordres royaux), mais également des circonstances prestigieuses qu’on retrouve dans toutes les cours comme les mariages. Les tenues portées lors de ces événements se singularisent par leur soumission au formalisme de l’Étiquette de la Cour. Ce sont le luxe des matériaux, des étoffes, des broderies, des dentelles, des passementeries et l’accumulation des joyaux et des pierreries, qui font que les vêtements de cour s’adaptent à telle ou telle circonstance. Le costume s’impose ainsi comme une vitrine du commerce de luxe, dont il emploie les innovations techniques et esthétiques. Avec la montée en puissance de la mode et le renouvellement accéléré des formes vestimentaires, le costume de cour évoluera vite. Cependant, les nombreuses commandes royales européennes, passées à Paris, attestent du rayonnement de la France et de son influence majeure en matière de costume de cour et de mode à travers la qualité remarquable atteinte par les artisans parisiens.

Scénographie : Giada Ricci

L’exposition est organisée par l’Établissement public du musée et du domaine national de Versailles avec la collaboration de Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

Informations pratiques :
Lieux : Salles d’Afrique et de Crimée du château de Versailles
Tous les jours sauf le lundi, de 9h à 17h30,
et à partir du 1er avril 2009 de 9h à 18h30.
Renseignements : 01 30 83 78 00

dimanche 22 mars 2009

Nouveaux tournages de fictions historiques



France 2 exploite à fond les richesses de notre patrimoine historique et culturel en fiction. Après Cartouche, actuellement en tournage dans le Périgord, Frédéric Diefenthal endossera l'habit de l'écrivain Châteaubriand fin avril. Toujours au rayon "écrivain", Michel Aumont et Dominique Blanc débuteront fin août le tournage de Rabelais, écrit et réalisé par Hervé Baslé. Francis Renaud (l'Affaire Grégory), lui, incarnera François Villon en juin. Romane Boringher sera Blanche Maupas, cette institutrice engagée dont le mari fut fusillé pendant la Première Guerre Mondiale. Autres victimes de la Grande Guerre, les gueules cassées auxquelles Bruno Lochet et Popeck rendront hommage dans Bas les coeurs. Fin 2009, Henri Helman (Lagardère, Charlotte Corday, Cartouche) dirigera Jacques Perrin dans Louis XI.

mercredi 11 mars 2009

Agnès Nègre et La cagnotte


C’est un joli téléfilm que nous a offert hier France 2. En dehors des comédiens et des décors – de bonne facture – la Cagnotte nous a aussi permis d’admirer le magnifique travail d’Agnès Nègre. Créatrice de costumes pour le cinéma et la télévision, Agnès Nègre a fêté l’année dernière sa 200e participation à une œuvre en costumes d’époque. En effet, depuis son arrivée dans ce métier, en 1967, la costumière s’est spécialisée dans l’habillement des films à caractère historique. Sur une vaste période, cependant, qui va de l’Antiquité aux années soixante-dix. Récompensée à plusieurs reprises (Prix des Métiers d’Arts, deux «Sept d’or », une nomination au César 1991 des meilleurs costumes pour La Gloire de mon père et Le Château de ma mère), elle a plus d’une corde à son arc. Elle est aussi peintre et graveur, a été chargée de cours à la FEMIS (1990-1991), et participe régulièrement à des conférences liées à ces sujets. Elle est également membre du CERPCOS (Collectif d’Etudes et de Recherches Pluridisciplinaires « corps et costumes de scène »).

jeudi 5 mars 2009

The Young Victoria


On parle beaucoup de The Young Victoria dont la première a eu lieu il y deux jours à Londres. Réalisé par le cinéaste québécois Jean-Marc Vallée, cette grande fresque historique raconte les jeunes années passionnées de la reine Victoria, notamment sa romance avec le prince Albert.
Tourné entièrement en Grande Bretagne, ce long métrage au gros budget de 35 millions de dollars est produit par Graham King, de la société Initial Entertainment Group, et Martin Scorsese.
Les rôles principaux sont interprétés par Emily Blunt (Victoria) et Rupert Friend (le prince Albert).
En ce qui concerne les costumes, les premières images du film, actuellement disponibles, permettent d’en avoir un assez bon aperçu. Ils ont été réalisés avec un souci du détail, une réelle recherche de l’authenticité, qui devraient satisfaire les amateurs de ce genre de productions. Il est vrai que la chef costumière, Sandy Powell, bénéficie d’une solide expérience des films d’époque. La qualité de son travail a d’ailleurs été récompensée à deux reprises par un Oscar. Le premier, en 1999, pour le film Shakespeare in Love (1998) et le second, en 2005, pour The Aviator (2004).
Pour l’instant, aucune date n’a encore été communiquée pour la sortie en France de The Young Victoria.




le site du film :

samedi 28 février 2009

Madeline Fontaine, César des meilleurs costumes


Hier, au Théâtre du Châtelet, à l’occasion de la 34ème cérémonie des César, Madeline Fontaine a reçu le César des « meilleurs costumes » pour Séraphine de Martin Provost. C’est le second César qu’elle reçoit après celui obtenu, il y a quatre ans, pour Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet.
En venant prendre possession de la précieuse sculpture, la sympathique costumière à salué « toute la bande de funambules qui a réussi le pari de faire le film de Séraphine, sur un fil ». Sans oublier d’associer à son succès Jean-Patrick Godry et Véronique Elise pour leur précieux concours. Ce témoignage de sympathie devrait apporter un peu de baume au cœur de Jean-Patrick qui nous confiait, il y a un mois, vouloir prendre ses distances avec ce petit monde « où il est de plus en plus difficile de faire les choses idéalement ».
Pour revenir à Madeline Fontaine, dont nous avons déjà évoqué la carrière sur ce blog, rappelons simplement qu’elle est, entre autres, la costumière favorite de Jean-Pierre Jeunet. Avec lui elle a travaillé sur les costumes de La cité des enfants perdus (1995), Le fabuleux destin d'Amélie Poulain (2001) Un long dimanche de Fiançailles (2004) et, enfin, Micmacs à Tire-larigot (2008) que l’on devrait voir sur les écrans en novembre prochain.

jeudi 26 février 2009

Une boîte à portrait de Louis XIV entre au Louvre


Le 25 février dernier, lors de la vente de la collection Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé, chez Christie's, le département des Objets d'Art du Louvre a préempté une importante et très rare boîte à portrait de Louis XIV. Estimée entre 200.000 et 300.000 euros, elle a finalement été emportée pour 481.000 euros.
Haute de 7,2 cm, elle est composée d'une miniature représentant Louis XIV en armure de parade, portant le cordon de l'ordre du Saint-Esprit, entourée d'une monture ovale formée de dix diamants taillés en rose et de quarante petits diamants, et surmontée d'une couronne de cinq diamants à neuf facettes et vingt-trois petits diamants. Le revers est émaillé du chiffre royal et de rinceaux feuillagés, roses et noirs, sur un fond blanc. Réalisée dans les années 1680, elle est l'œuvre de Jean Petiot (1607-1691) pour la miniature et de Pierre ou Laurent Le Tessier de Montarsy, pour la monture.
A l'origine, les boîtes à portrait étaient conçues avec des coffrets pour être offertes comme cadeaux diplomatiques. On sait que plus de trois-cents boîtes, destinées à cet usage, ont été fabriquées au cours du règne de Louis XIV. Seules quelques unes sont parvenues jusqu'à nous. Des trois boîtes à portrait du roi, que l'on connait actuellement, l'exemplaire acquis par le Louvre est de loin le plus complet.

mardi 24 février 2009

La fuite de Louis XVI à Varennes

Après l’assassinat d’Henri IV, en janvier, c’est le second téléfilm de la série « Ce jour là tout a changé » que nous a offert, ce soir, France 2.
Réalisé par Arnaud Sélignac, ce nouveau récit était consacré, cette fois, à la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes, en juin 1791. Malgré quelques anachronismes, l’ensemble nous a semblé supérieur en qualité au premier numéro de cette collection. Mais il est vrai que la fin du XVIIIe siècle est plus facile à représenter à l’écran que le début du XVIIe siècle. Les costumes, en partie loués en Grande-Bretagne, étaient de bonne facture. Peu de bijoux, quelques croix de Saint-Louis en métal ou en cannetille, quelques ordres de la toison d’or, complétaient les tenues sans trop d’ostentation. En revanche, certaines perruques paraissaient incongrues. Est-ce en raison de la présence du coiffeur Léonard à qui les auteurs du scénario accordent un rôle important ? Si Antoine Gouy s’est glissé avec beaucoup de talent dans les habits de Louis XVI, on peut regretter, à la rigueur, que le réalisateur ne lui ait pas préféré un acteur ayant une morphologie plus conforme à celle du roi. Ce dernier était un colosse d’environ 1,93 m, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, avec un nez caractéristique des Bourbons.

dimanche 22 février 2009

Au siècle de Maupassant

Dès le 10 mars prochain, France 2 va commencer la diffusion de sa collection "Au siècle de Maupassant", une série de huit films de soixante minutes. C'est La cagnotte, de Labiche et Alfred Delacour, un téléfilm réalisé par Philippe Monnier, qui inaugurera ce cycle. Avec, dans les rôles principaux, Anne Chazel (Léonida Champbourcy), Eddy Mitchell (Champbourcy), Philippe Chevallier (Cordenbois), Louise Blachère (Blanche), Alain Doutey (Colladan)… Cet inédit sera suivi, le même jour, d'une rediffusion de La parure, réalisé par Claude Chabrol, (première diffusion en mars 2007).
Les sept autres titres que l'on pourra voir au cours des mois suivants, sont : Le bonheur dans le crime, La maison du chat qui pelote, Claude Gueux, Boubouroche, Le petit vieux des Batignolles, Les trois messes basses et Pour une nuit d'amour.

jeudi 19 février 2009

Costumes de films historiques



A tous ceux qui s’intéressent aux films en costumes, nous signalons The costumer’s guide, un site en anglais extrêmement riche en images et en références de toutes sortes. Le costume féminin y tient une place éminente. Peu de films français. Une visite s’impose.

http://http://www.costumersguide.com/about.shtml

lundi 16 février 2009

La Commanderie

La maison forte de Pisy (Yonne)


France 2 et la société de production Tétra Média commencent aujourd'hui le tournage de La Commanderie. Réalisée par Didier Le Pêcheur, cette série en huit épisodes devait au départ être tournée dans le Périgord. Finalement, après de nombreuses recherches, c’est en Bourgogne et en Ile-de-France qu’auront lieu les prises de vues. En particulier au château de Pisy, à une vingtaine de kilomètres d’Avallon.
L’histoire se déroule en 1375, dans les territoires du Périgord plongés au cœur d’une guerre qui va durer cent ans, où la peste noire a déjà décimé plus d’un tiers de la population, la précarité, et les pillages sont quotidiens, les épidémies chroniques. Dans ces temps de désolation, la majeure partie de la population a peur et a faim.
Il existe cependant un lieu d’aide et de réconfort incarné par une simple ferme fortifiée, seul refuge d’une population qui tente d’échapper aux difficultés de l’époque. Cette ferme fortifiée, c’est la Commanderie d’Assier, seigneurie de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et de Rhodes.
Ancienne possession templière léguée par le roi de France après la disparition de l’Ordre du Temple, la Commanderie rassemble en son sein une dizaine de chevaliers tout à la fois moines, soldats, médecins et agriculteurs qui accueillent pèlerins, mendiants et malades venus chercher refuge et hospitalité.
En choisissant un lieu emblématique où miséreux et laissés pour compte viennent chercher refuge, où se rencontrent, pour un jour ou pour un soir, toutes les couches de la société, la série nous plonge dans un moyen-âge au quotidien; pas celui des batailles, des mariages royaux et des grandes dates mais l’aventure des anonymes, la vie ordinaire d’un monde rural où chaque moisson est un combat, chaque vendange une victoire…
Le tournage doit se dérouler jusqu'au 10 juin, avec Clément Sibony (Thomas), Louise Pasteau (Constance), Carlo Brandt (le commandeur), Pascal Elso (Geoffroy), Antoine Chollet (Géraud) etc. La chef costumière de cette fiction est Claire Gueneau.

mercredi 11 février 2009

La Reine et le Cardinal


Que penser du téléfilm historique La Reine et le Cardinal que vient de diffuser France 2 les 10 et 11 février ?
D'abord, il faut reconnaître les efforts considérables qui ont présidé à sa création. Car il a fallu trois ans et demi pour monter ce projet, doté d’un budget de 5,7 millions d’euros. Cela dit, dans notre article du 24 novembre 2008, nous formulions des réserves sur cette histoire d’amour entre Anne d’Autriche et le cardinal Mazarin. Jacques Santamaria, le scénariste, parait assumer son interprétation toute personnelle de l’histoire par cette formule : "ne refusons pas à l'histoire sa part de romanesque". A voir.
Par ailleurs, nous avons déjà salué le travail de Florence Sadaune, la costumière, qui parait s’être acquittée fort honorablement de sa mission d’habiller quatre-vingt-trois rôles « lourds » et quelques centaines de figurants (deux heures et demie de préparation chaque jour pour Alessandra Martines). Faisons l’impasse sur les erreurs inhérentes à ce genre de reconstitution, tant il devient de plus en plus difficile de louer, ou de faire fabriquer, un ensemble cohérent de costumes d’une époque donnée. Pour notre part, nous regrettons un peu le manque d’authenticité et de réalisme de la plupart des bijoux. Une bonne note pour les colliers d’un rang de perles ou les boucles d'oreilles de perles-poires, parfaitement conformes au XVIIe siècle. Par contre, Anne d’Autriche nous parait avoir été passablement maltraitée, avec quelques rares colliers pas très « royaux » et ces deux modestes et uniques croix qu’elle semble porter tout au long de sa vie. Elle qui possédait de merveilleux joyaux ! Nous n’avons pu savoir si cette histoire des deux bagues commandées par le cardinal était authentique. Deux bagues composées chacune d’un gros rubis, souvent présentes à l’écran, et dont on nous dit qu’elles comportaient les initiales des deux amants ainsi que le signe cryptique « S » fermé, symbole de l’amour éternel.

lundi 9 février 2009

La crise et le cristal

La crise commence à toucher l'industrie du luxe. Avec des conséquences parfois inattendues. Ainsi, hier, la télévision autrichienne ORF a annoncé que la célèbre maison Swarovski s'apprêterait à supprimer cent-cinquante emplois supplémentaires dans son usine de cristal de Wattens, dans le Tyrol. L'année dernière, suite à une diminution de ses ventes, l'entreprise a déjà supprimé sept-cent-cinquante des six mille postes que comptait le site de Wattens. Cette baisse s'expliquait, selon elle, par une forte augmentation de l'inflation concomitante avec la faiblesse du dollar.

Il semblerait, toujours selon ORF, que Swarovski envisage aussi de délocaliser plusieurs unités de production en République tchèque et en Chine, ce qui pourrait entraîner, à terme, de nouvelles suppressions de postes en Autriche.

Swarovski, qui emploie 22.000 personnes dans le monde, a déclaré un chiffre d'affaires de 2,56 milliards d'euros en 2007.

vendredi 6 février 2009

La mode en images

Petit coup de cœur pour le site Ancarpost, qui ne figure pas parmi les bases de données les plus consultées. Découvert par hasard, comme beaucoup d'autres, en feuilletant les pages d'internet. On y trouve de nombreuses illustrations anciennes dont notamment toute une série sur la mode de 1794 à 1894. Egalement, pour les amateurs, des photos de l'armée française et des planches d'uniformes.

http://www.ancarpost.org/index.php?/additional_page/1

mardi 3 février 2009

George Sand


En mars prochain, débutera le tournage du téléfilm George et Franchette réalisé par Jean-Daniel Verghaeghe. Ce biopic destiné à France 3 retracera la vie de George Sand. L’actrice Ariane Ascaride incarnera l’écrivain.
Ce n’est pas la première fois que la célèbre femme de lettres est incarnée à l’écran. Voici une petite liste (non exhaustive) de films ou téléfilms où elle fait une apparition : La chanson de l’adieu d’Albert Valentin (1934)(interprétée par Lucienne Le Marchand), Pontcarral, colonel d’Empire de Jean Delannoy (1942)(Alberte Bayol), A song to remember de Charles Vidor (1945)(Merle Oberon), Rêves d’amour de Christian Stengel (1947)(Mila Parély), George qui ? de Michèle Rosier (1973)(Anne Wiazemsky), Notorious Woman de Waris Hussein (1974)(Rosemary Harris), Impromtu de James Lapine (1991)(Judy Davis), George Sand, une femme libre de Gérard Poitou-Weber (1994)(Christine Citti), Les enfants du siècle de Diane Kurys (1999)(Juliette Binoche).

samedi 31 janvier 2009

Dans les coulisses de Cartouche


Florence Clamond (à gauche) et une partie de son équipe : assistante, chef d’atelier, couturières et stagiaires


Le tournage de la minisérie Cartouche, réalisée par Henri Helman, va débuter le 9 février prochain. Filmé en décors naturels, en Gironde et en Dordogne, ce téléfilm en deux parties devrait s’achever vers le 10 avril.
Depuis la mi décembre, la costumière Florence Clamond a constitué une équipe d’une douzaine de personnes avec laquelle elle travaille, sans relâche, à la préparation des quelque trois-cents costumes qui seront nécessaires à cette importante production.
Avec son charmant accent du Sud de la France, d’où elle est originaire, elle sait parler avec chaleur et enthousiasme de ce métier dont elle a ressenti dès l’âge de seize ans la vocation. Un bac littéraire en poche, elle a d’abord suivi les cours du Lycée professionnel La Source, à Nogent-sur-Marne, afin d’acquérir une formation de costumière de production. Puis, au cours des années suivantes, elle est passée par toutes les étapes de cette profession, travaillant en atelier de fabrication, montant des costumes en série pour le film Germinal de Claude Berri ou dépensant son énergie, pendant quatre ans, pour la survie de la maison Aux Costumes de Paris dirigée par Gladys de Segonzac. Forte de cette expérience, elle a naturellement trouvé sa place dans les équipes chargées de concevoir les costumes de quelques beaux films de ces dernières années. Faisant déjà quelques incursions dans le XVIIIe siècle, en collaborant au Marie-Antoinette de Sofia Coppola (2006) ou au téléfilm Jeanne Poisson, marquise de Pompadour de Robin Davis (2006).
Désormais chef costumière, Florence Clamond a su gagner la confiance des réalisateurs les plus exigeants. Comme Henri Helman avec qui elle a travaillé sur Charlotte Corday, La saison des immortelles (une histoire de résistants, en 1944, que l’on verra bientôt sur France 3) et, enfin, Cartouche.
Avec ce téléfilm, dont le rôle titre a été confié à Frédéric Diefenthal, Florence Clamond s’attaque à une époque qui n’a pas souvent été traitée à la télévision ou au cinéma : la régence. Période charnière faisant suite au long règne de Louis XIV, au cours de laquelle le costume a progressivement évolué. Pari difficile mais pas impossible. En fouillant dans les stocks du Vestiaire (successeur de l’Atelier du Costume), à Paris, ceux de Cornejo, à Madrid, sans oublier les uniformes loués chez Maratier, à La Courneuve, la costumière a réussi à reconstituer une garde robe fort honorable. Mais il lui a fallu procéder à de nombreuses modifications, sur la plupart de ces vêtements, pour obtenir un ensemble cohérent et historiquement correct. Que de trésors d’imagination, d’heures de travail, de retouches, pour parvenir à habiller acteurs et figurants. Sur les portants s’alignent des dizaines de robes flottantes, battantes ou volantes, à « pli Watteau », des costumes de cour, de chasse, des habits civils, militaires et ecclésiastiques, des tenues de bourgeois ou de voleurs. La collection est impressionnante. Cartouche sera-t-il une reconstitution fidèlement historique ? Non bien sûr. C’est d’abord et avant tout un film d’aventure et d’action. Tant pis si on y trouve le lieutenant général de police La Reynie (en réalité mort depuis 1709), si les acteurs s’expriment parfois en langage moderne et si le brigand, à la fin, n’est pas roué vif en place de grève mais s’enfuit au Canada. Tant pis si le metteur en scène a préféré « l’esthétique pratique » à l’authentique. L’essentiel est qu’il nous offre une agréable distraction.
Le fait que La Bijouterie du Spectacle ait participé très modestement à cette minisérie – en fournissant une partie des bijoux – nous la rend d’autant plus sympathique.
Dotée d’un budget de 5,2 millions d’euros et produite par Linda Chabert (DEMD), elle devrait être diffusée fin 2009 ou début 2010 par France 2, ainsi qu’en Belgique par la RTBF et en Suisse par la TSR.