La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

mercredi 11 février 2009

La Reine et le Cardinal


Que penser du téléfilm historique La Reine et le Cardinal que vient de diffuser France 2 les 10 et 11 février ?
D'abord, il faut reconnaître les efforts considérables qui ont présidé à sa création. Car il a fallu trois ans et demi pour monter ce projet, doté d’un budget de 5,7 millions d’euros. Cela dit, dans notre article du 24 novembre 2008, nous formulions des réserves sur cette histoire d’amour entre Anne d’Autriche et le cardinal Mazarin. Jacques Santamaria, le scénariste, parait assumer son interprétation toute personnelle de l’histoire par cette formule : "ne refusons pas à l'histoire sa part de romanesque". A voir.
Par ailleurs, nous avons déjà salué le travail de Florence Sadaune, la costumière, qui parait s’être acquittée fort honorablement de sa mission d’habiller quatre-vingt-trois rôles « lourds » et quelques centaines de figurants (deux heures et demie de préparation chaque jour pour Alessandra Martines). Faisons l’impasse sur les erreurs inhérentes à ce genre de reconstitution, tant il devient de plus en plus difficile de louer, ou de faire fabriquer, un ensemble cohérent de costumes d’une époque donnée. Pour notre part, nous regrettons un peu le manque d’authenticité et de réalisme de la plupart des bijoux. Une bonne note pour les colliers d’un rang de perles ou les boucles d'oreilles de perles-poires, parfaitement conformes au XVIIe siècle. Par contre, Anne d’Autriche nous parait avoir été passablement maltraitée, avec quelques rares colliers pas très « royaux » et ces deux modestes et uniques croix qu’elle semble porter tout au long de sa vie. Elle qui possédait de merveilleux joyaux ! Nous n’avons pu savoir si cette histoire des deux bagues commandées par le cardinal était authentique. Deux bagues composées chacune d’un gros rubis, souvent présentes à l’écran, et dont on nous dit qu’elles comportaient les initiales des deux amants ainsi que le signe cryptique « S » fermé, symbole de l’amour éternel.

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