La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

samedi 28 février 2009

Madeline Fontaine, César des meilleurs costumes


Hier, au Théâtre du Châtelet, à l’occasion de la 34ème cérémonie des César, Madeline Fontaine a reçu le César des « meilleurs costumes » pour Séraphine de Martin Provost. C’est le second César qu’elle reçoit après celui obtenu, il y a quatre ans, pour Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet.
En venant prendre possession de la précieuse sculpture, la sympathique costumière à salué « toute la bande de funambules qui a réussi le pari de faire le film de Séraphine, sur un fil ». Sans oublier d’associer à son succès Jean-Patrick Godry et Véronique Elise pour leur précieux concours. Ce témoignage de sympathie devrait apporter un peu de baume au cœur de Jean-Patrick qui nous confiait, il y a un mois, vouloir prendre ses distances avec ce petit monde « où il est de plus en plus difficile de faire les choses idéalement ».
Pour revenir à Madeline Fontaine, dont nous avons déjà évoqué la carrière sur ce blog, rappelons simplement qu’elle est, entre autres, la costumière favorite de Jean-Pierre Jeunet. Avec lui elle a travaillé sur les costumes de La cité des enfants perdus (1995), Le fabuleux destin d'Amélie Poulain (2001) Un long dimanche de Fiançailles (2004) et, enfin, Micmacs à Tire-larigot (2008) que l’on devrait voir sur les écrans en novembre prochain.

jeudi 26 février 2009

Une boîte à portrait de Louis XIV entre au Louvre


Le 25 février dernier, lors de la vente de la collection Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé, chez Christie's, le département des Objets d'Art du Louvre a préempté une importante et très rare boîte à portrait de Louis XIV. Estimée entre 200.000 et 300.000 euros, elle a finalement été emportée pour 481.000 euros.
Haute de 7,2 cm, elle est composée d'une miniature représentant Louis XIV en armure de parade, portant le cordon de l'ordre du Saint-Esprit, entourée d'une monture ovale formée de dix diamants taillés en rose et de quarante petits diamants, et surmontée d'une couronne de cinq diamants à neuf facettes et vingt-trois petits diamants. Le revers est émaillé du chiffre royal et de rinceaux feuillagés, roses et noirs, sur un fond blanc. Réalisée dans les années 1680, elle est l'œuvre de Jean Petiot (1607-1691) pour la miniature et de Pierre ou Laurent Le Tessier de Montarsy, pour la monture.
A l'origine, les boîtes à portrait étaient conçues avec des coffrets pour être offertes comme cadeaux diplomatiques. On sait que plus de trois-cents boîtes, destinées à cet usage, ont été fabriquées au cours du règne de Louis XIV. Seules quelques unes sont parvenues jusqu'à nous. Des trois boîtes à portrait du roi, que l'on connait actuellement, l'exemplaire acquis par le Louvre est de loin le plus complet.

mardi 24 février 2009

La fuite de Louis XVI à Varennes

Après l’assassinat d’Henri IV, en janvier, c’est le second téléfilm de la série « Ce jour là tout a changé » que nous a offert, ce soir, France 2.
Réalisé par Arnaud Sélignac, ce nouveau récit était consacré, cette fois, à la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes, en juin 1791. Malgré quelques anachronismes, l’ensemble nous a semblé supérieur en qualité au premier numéro de cette collection. Mais il est vrai que la fin du XVIIIe siècle est plus facile à représenter à l’écran que le début du XVIIe siècle. Les costumes, en partie loués en Grande-Bretagne, étaient de bonne facture. Peu de bijoux, quelques croix de Saint-Louis en métal ou en cannetille, quelques ordres de la toison d’or, complétaient les tenues sans trop d’ostentation. En revanche, certaines perruques paraissaient incongrues. Est-ce en raison de la présence du coiffeur Léonard à qui les auteurs du scénario accordent un rôle important ? Si Antoine Gouy s’est glissé avec beaucoup de talent dans les habits de Louis XVI, on peut regretter, à la rigueur, que le réalisateur ne lui ait pas préféré un acteur ayant une morphologie plus conforme à celle du roi. Ce dernier était un colosse d’environ 1,93 m, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, avec un nez caractéristique des Bourbons.

dimanche 22 février 2009

Au siècle de Maupassant

Dès le 10 mars prochain, France 2 va commencer la diffusion de sa collection "Au siècle de Maupassant", une série de huit films de soixante minutes. C'est La cagnotte, de Labiche et Alfred Delacour, un téléfilm réalisé par Philippe Monnier, qui inaugurera ce cycle. Avec, dans les rôles principaux, Anne Chazel (Léonida Champbourcy), Eddy Mitchell (Champbourcy), Philippe Chevallier (Cordenbois), Louise Blachère (Blanche), Alain Doutey (Colladan)… Cet inédit sera suivi, le même jour, d'une rediffusion de La parure, réalisé par Claude Chabrol, (première diffusion en mars 2007).
Les sept autres titres que l'on pourra voir au cours des mois suivants, sont : Le bonheur dans le crime, La maison du chat qui pelote, Claude Gueux, Boubouroche, Le petit vieux des Batignolles, Les trois messes basses et Pour une nuit d'amour.

jeudi 19 février 2009

Costumes de films historiques



A tous ceux qui s’intéressent aux films en costumes, nous signalons The costumer’s guide, un site en anglais extrêmement riche en images et en références de toutes sortes. Le costume féminin y tient une place éminente. Peu de films français. Une visite s’impose.

http://http://www.costumersguide.com/about.shtml

lundi 16 février 2009

La Commanderie

La maison forte de Pisy (Yonne)


France 2 et la société de production Tétra Média commencent aujourd'hui le tournage de La Commanderie. Réalisée par Didier Le Pêcheur, cette série en huit épisodes devait au départ être tournée dans le Périgord. Finalement, après de nombreuses recherches, c’est en Bourgogne et en Ile-de-France qu’auront lieu les prises de vues. En particulier au château de Pisy, à une vingtaine de kilomètres d’Avallon.
L’histoire se déroule en 1375, dans les territoires du Périgord plongés au cœur d’une guerre qui va durer cent ans, où la peste noire a déjà décimé plus d’un tiers de la population, la précarité, et les pillages sont quotidiens, les épidémies chroniques. Dans ces temps de désolation, la majeure partie de la population a peur et a faim.
Il existe cependant un lieu d’aide et de réconfort incarné par une simple ferme fortifiée, seul refuge d’une population qui tente d’échapper aux difficultés de l’époque. Cette ferme fortifiée, c’est la Commanderie d’Assier, seigneurie de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et de Rhodes.
Ancienne possession templière léguée par le roi de France après la disparition de l’Ordre du Temple, la Commanderie rassemble en son sein une dizaine de chevaliers tout à la fois moines, soldats, médecins et agriculteurs qui accueillent pèlerins, mendiants et malades venus chercher refuge et hospitalité.
En choisissant un lieu emblématique où miséreux et laissés pour compte viennent chercher refuge, où se rencontrent, pour un jour ou pour un soir, toutes les couches de la société, la série nous plonge dans un moyen-âge au quotidien; pas celui des batailles, des mariages royaux et des grandes dates mais l’aventure des anonymes, la vie ordinaire d’un monde rural où chaque moisson est un combat, chaque vendange une victoire…
Le tournage doit se dérouler jusqu'au 10 juin, avec Clément Sibony (Thomas), Louise Pasteau (Constance), Carlo Brandt (le commandeur), Pascal Elso (Geoffroy), Antoine Chollet (Géraud) etc. La chef costumière de cette fiction est Claire Gueneau.

mercredi 11 février 2009

La Reine et le Cardinal


Que penser du téléfilm historique La Reine et le Cardinal que vient de diffuser France 2 les 10 et 11 février ?
D'abord, il faut reconnaître les efforts considérables qui ont présidé à sa création. Car il a fallu trois ans et demi pour monter ce projet, doté d’un budget de 5,7 millions d’euros. Cela dit, dans notre article du 24 novembre 2008, nous formulions des réserves sur cette histoire d’amour entre Anne d’Autriche et le cardinal Mazarin. Jacques Santamaria, le scénariste, parait assumer son interprétation toute personnelle de l’histoire par cette formule : "ne refusons pas à l'histoire sa part de romanesque". A voir.
Par ailleurs, nous avons déjà salué le travail de Florence Sadaune, la costumière, qui parait s’être acquittée fort honorablement de sa mission d’habiller quatre-vingt-trois rôles « lourds » et quelques centaines de figurants (deux heures et demie de préparation chaque jour pour Alessandra Martines). Faisons l’impasse sur les erreurs inhérentes à ce genre de reconstitution, tant il devient de plus en plus difficile de louer, ou de faire fabriquer, un ensemble cohérent de costumes d’une époque donnée. Pour notre part, nous regrettons un peu le manque d’authenticité et de réalisme de la plupart des bijoux. Une bonne note pour les colliers d’un rang de perles ou les boucles d'oreilles de perles-poires, parfaitement conformes au XVIIe siècle. Par contre, Anne d’Autriche nous parait avoir été passablement maltraitée, avec quelques rares colliers pas très « royaux » et ces deux modestes et uniques croix qu’elle semble porter tout au long de sa vie. Elle qui possédait de merveilleux joyaux ! Nous n’avons pu savoir si cette histoire des deux bagues commandées par le cardinal était authentique. Deux bagues composées chacune d’un gros rubis, souvent présentes à l’écran, et dont on nous dit qu’elles comportaient les initiales des deux amants ainsi que le signe cryptique « S » fermé, symbole de l’amour éternel.

lundi 9 février 2009

La crise et le cristal

La crise commence à toucher l'industrie du luxe. Avec des conséquences parfois inattendues. Ainsi, hier, la télévision autrichienne ORF a annoncé que la célèbre maison Swarovski s'apprêterait à supprimer cent-cinquante emplois supplémentaires dans son usine de cristal de Wattens, dans le Tyrol. L'année dernière, suite à une diminution de ses ventes, l'entreprise a déjà supprimé sept-cent-cinquante des six mille postes que comptait le site de Wattens. Cette baisse s'expliquait, selon elle, par une forte augmentation de l'inflation concomitante avec la faiblesse du dollar.

Il semblerait, toujours selon ORF, que Swarovski envisage aussi de délocaliser plusieurs unités de production en République tchèque et en Chine, ce qui pourrait entraîner, à terme, de nouvelles suppressions de postes en Autriche.

Swarovski, qui emploie 22.000 personnes dans le monde, a déclaré un chiffre d'affaires de 2,56 milliards d'euros en 2007.

vendredi 6 février 2009

La mode en images

Petit coup de cœur pour le site Ancarpost, qui ne figure pas parmi les bases de données les plus consultées. Découvert par hasard, comme beaucoup d'autres, en feuilletant les pages d'internet. On y trouve de nombreuses illustrations anciennes dont notamment toute une série sur la mode de 1794 à 1894. Egalement, pour les amateurs, des photos de l'armée française et des planches d'uniformes.

http://www.ancarpost.org/index.php?/additional_page/1

mardi 3 février 2009

George Sand


En mars prochain, débutera le tournage du téléfilm George et Franchette réalisé par Jean-Daniel Verghaeghe. Ce biopic destiné à France 3 retracera la vie de George Sand. L’actrice Ariane Ascaride incarnera l’écrivain.
Ce n’est pas la première fois que la célèbre femme de lettres est incarnée à l’écran. Voici une petite liste (non exhaustive) de films ou téléfilms où elle fait une apparition : La chanson de l’adieu d’Albert Valentin (1934)(interprétée par Lucienne Le Marchand), Pontcarral, colonel d’Empire de Jean Delannoy (1942)(Alberte Bayol), A song to remember de Charles Vidor (1945)(Merle Oberon), Rêves d’amour de Christian Stengel (1947)(Mila Parély), George qui ? de Michèle Rosier (1973)(Anne Wiazemsky), Notorious Woman de Waris Hussein (1974)(Rosemary Harris), Impromtu de James Lapine (1991)(Judy Davis), George Sand, une femme libre de Gérard Poitou-Weber (1994)(Christine Citti), Les enfants du siècle de Diane Kurys (1999)(Juliette Binoche).