La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

samedi 7 janvier 2012

Les adieux à la reine


Les adieux à la reine, le nouveau film de Benoît Jacquot, sortira en France le 21 mars prochain. Auparavant, le 9 février, il sera projeté lors de l’ouverture du Festival de Berlin. Adapté du roman historique de Chantal Thomas, ce long métrage se situe à Versailles, autour du 14 juillet 1789, dans les premiers jours de la révolution française. En ces heures où tout va basculer, la cour est encore isolée du reste de la France, éloignée du tumulte qui bientôt va la submerger. La narratrice de ces événements est Sidonie Laborde (interprétée par Léa Seydoux), lectrice adjointe de la reine. Mais le personnage emblématique de cette histoire est bien entendu Marie-Antoinette elle-même, jouée par Diane Kruger. On retrouvera aussi Virginie Ledoyen (Madame de Polignac), Noémie Lvovsky (Madame Campan) et, dans le rôle d’un Louis XVI bedonnant et caricatural, le réalisateur Xavier Beauvois.
Produit par GMT Productions et doté d’un budget d’environ 7 millions d’euros, le film a été tourné entre le 23 mai et le 11 juillet 2011, en grande partie au château de Versailles et à Chantilly.
Les premières images de Les adieux à la reine ont commencé à circuler sur le net. Occasion d’avoir un aperçu du travail de Christian Gasc, le créateur des costumes. Fidèle à Benoît Jacquot, avec qui il travaille depuis plusieurs années (Au fond des bois, au cinéma, Les faux monnayeurs, Gaspard le bandit, à la télévision, Werther, à l’Opéra-Bastille), le costumier aux trois Césars est un fin connaisseur du XVIIIème siècle. En dépit d’une interprétation souvent très personnelle de la mode de l’époque, de quelques erreurs historiques (coiffures, robes), et d’un certain parti-pris dans le choix des couleurs, on ne peut que saluer, une fois de plus, la qualité de son travail. La sobriété des bijoux est un choix judicieux par rapport à ce qui nous a souvent été donné de voir.
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