La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

jeudi 7 janvier 2016

Émeraudes, topazes et améthystes des Joyaux de la Couronne de France du Musée de Minéralogie MINES ParisTech




Depuis le 5 janvier 2016, le Musée de Minéralogie MINES ParisTech (60 boulevard Saint-Michel 75006 Paris) propose au grand public trois nouvelles vitrines consacrées à des pierres taillées provenant des Joyaux de la Couronne de France. Cette exposition permanente, réalisée avec le soutien de la Maison Riondet, permettra de découvrir des topazes roses et des améthystes extraites de parures de l’Impératrice Marie-Louise ainsi que des suites d’émeraudes de la Couronne Impériale de Napoléon III. Toutes ces gemmes proviennent de gisements comptant parmi les plus célèbres de la planète (les émeraudes de Muzo, en Colombie, les améthystes de Sibérie et les topazes roses, également appelés « Rubis du Brésil », du Minas Gerais au Brésil), dont certaines pièces n’ont pas été exposées depuis presque cent-trente ans.

La collection des Joyaux de la Couronne puis de l’Empire de France n’a cessé de s’enrichir depuis 1530. Ces gemmes extraordinaires sont serties dans des bijoux de haute-joaillerie, formant des parures de colliers, bracelets, diadèmes… ou sont montées sur des couronnes ou des épées de sacre. Sous la IIIème République, l’État prend la décision de vendre son trésor national pour se débarrasser d’un symbole de la monarchie. Les joyaux sont dispersés en 1887 lors d’une vente aux enchères. Cependant, la commission d’experts, chargée de cataloguer et d’évaluer la collection, recommande de donner des pièces, qu’elle juge historiquement et minéralogiquement importantes, à trois grandes institutions françaises : le Musée du Louvre, le Museum National d’Histoire Naturelle (MNHN) et l’École des mines de Paris (MINES ParisTech).



Ces suites d’émeraudes de deux tailles différentes étaient serties sur la Couronne de Sacre confectionnée par Lemonnier pour Napoléon III en 1855. Quarante-deux émeraudes sont présentées au sein de l'exposition. Elles proviennent des célèbres mines d'émeraudes de Muzo en Colombie


Ce rang de boules d’émeraudes est rentré dans la collection des Joyaux de la Couronne entre l’inventaire de 1791 et celui de 1811. Ces gemmes proviennent probablement de saisies révolutionnaires. Cette taille en boule est rare pour des émeraudes et contribue à leur caractère exceptionnel. Tout comme les émeraudes précédentes, ces gemmes proviennent de Muzo en Colombie. 



Ces gemmes violettes rares au XIXe siècle proviennent d’une parure de 235 améthystes confectionnée par François-Regnault Nitot pour l’Impératrice Marie-Louise. Louis XVIII les fait dessertir de leur parure et la plupart seront ainsi conservées dans les Joyaux de la Couronne. En 1887, la majorité des améthystes non montées est donnée à l’École des Mines tandis que 12 sont déposées au Muséum National d’Histoire Naturelle. Ces améthystes proviennent vraisemblablement de la région de l'Oural en Russie.



Une grande série de topazes a été acquise par Napoléon Ier pour créer la parure de « Rubis du Brésil » de l’Impératrice Marie-Louise. Les pierres non montées sont inventoriées en 1811 et données principalement à l’École des Mines en 1887. À présent, certaines de ces gemmes sont présentées au public dans le Musée de Minéralogie et également au Muséum National d’Histoire Naturelle à l’occasion de l’exposition « Trésors de la terre ». Elles proviennent d'Ouro Preto dans la région de Minas Gerais au Brésil.

 


Quelques topazes roses appelées "Rubis du Brésil", parmi les nombreuses achetés pour la Couronne de France par Napoléon I. Beaucoup de ces topazes serviront à fabriquer la parure de "Rubis du Brésil" de l'Impératrice Marie-Louise. Les topazes non montées resteront dans la collection des Joyaux, jusqu'à leur don en 1887 à l'Ecole des Mines et au Muséum. 48 topazes appartiennent maintenant à la collection du Musée de Minéralogie MINES ParisTech.

 

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