La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui gère l’une des plus importantes collections françaises de bijoux de scène et de cinéma. Notamment une partie du fonds de la Maison Granger (fondée en 1824), première entreprise à s’être spécialisée dans la fabrication de bijoux pour l’Opéra et les principaux théâtres européens. La Bijouterie du Spectacle possède aussi plus de cinq mille répliques de bijoux historiques disponibles à la location.
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jeudi 5 mai 2011
Les costumes de la série « Rani » sont à vendre
Au terme d’un tournage de trois mois en Inde puis d’un mois en Périgord, Arnaud Sélignac vient d’achever la réalisation de Rani, une série en huit épisodes de cinquante-deux minutes qui sera diffusée sur France 2, à l’automne prochain. Dotée d’un budget de 14 millions d’euros, cette saga historique est une adaptation d’une bande dessinée de Van Hamme et Alcante. L’histoire débute en 1743, quand Jolanne de Valcourt (interprétée par Mylène Jampanoï), piégée par son exécrable demi-frère, Philippe (joué par Jean-Hugues Anglade), accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis, est déportée en Inde. Tandis que français et anglais s’affrontent pour la possession de ce sous-continent, la jeune aristocrate parviendra à s’évader et connaîtra de multiples aventures, mêlées de violence, de passions et d’amour.
La production Son & Lumière a fait appel à David Belugou pour créer les quelques 1500 costumes nécessaires pour cette fiction. Pratique tout à fait exceptionnelle, aussitôt la fin du tournage, cette société a eu l’heureuse initiative de mettre en vente l’intégralité des vêtements réalisés spécialement pour Rani. D’ores et déjà, tous ceux qui souhaitent les acquérir, qu’ils soient professionnels ou particuliers, peuvent en avoir un aperçu sur le site de Son & Lumière ou prendre rendez-vous pour venir les voir directement, au siège de la Production, à Neuilly-sur-Seine (schmitt.tournages@gmail.com tél. 06 82 56 94 13). Outre les nombreuses robes et habits d’aristocrates et bourgeois, confectionnées en soieries de Lyon ou en brocarts indiens, les tenues d’ecclésiastiques, de militaires, de domestiques, on ne manquera pas d’admirer et, pourquoi pas d’acheter, les magnifiques costumes du maharadjah (interprété par un Olivier Sitruk plus vrai que nature).
mardi 24 février 2009
La fuite de Louis XVI à Varennes
Après l’assassinat d’Henri IV, en janvier, c’est le second téléfilm de la série « Ce jour là tout a changé » que nous a offert, ce soir, France 2.Réalisé par Arnaud Sélignac, ce nouveau récit était consacré, cette fois, à la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes, en juin 1791. Malgré quelques anachronismes, l’ensemble nous a semblé supérieur en qualité au premier numéro de cette collection. Mais il est vrai que la fin du XVIIIe siècle est plus facile à représenter à l’écran que le début du XVIIe siècle. Les costumes, en partie loués en Grande-Bretagne, étaient de bonne facture. Peu de bijoux, quelques croix de Saint-Louis en métal ou en cannetille, quelques ordres de la toison d’or, complétaient les tenues sans trop d’ostentation. En revanche, certaines perruques paraissaient incongrues. Est-ce en raison de la présence du coiffeur Léonard à qui les auteurs du scénario accordent un rôle important ? Si Antoine Gouy s’est glissé avec beaucoup de talent dans les habits de Louis XVI, on peut regretter, à la rigueur, que le réalisateur ne lui ait pas préféré un acteur ayant une morphologie plus conforme à celle du roi. Ce dernier était un colosse d’environ 1,93 m, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, avec un nez caractéristique des Bourbons.
samedi 29 décembre 2007
Divine Emilie (Madame du Châtelet)
Ce soir, le XVIIIe siècle était invité sur France 3, avec Divine Emile, une comédie historique inédite d'Arnaud Sélignac. Tourné en Lorraine au printemps dernier, en décors naturels, ce téléfilm retrace la biographie d'Emilie du Châtelet, maîtresse de Voltaire et rare femme savante de son époque. Léa Drucker interprète avec talent et naturel cette scientifique en jupons du siècle des lumières, tandis que Thierry Frémont est un Voltaire parfaitement crédible.
Dans cette production, les magnifiques costumes créés par Sophie Dussaud ont, en l'occurrence, une place de premier plan qui méritait qu'on s'y attarde. Hommes et femmes – Emilie change souvent de tenues – sont tous habillés avec grand soin. La scène du bal à la cour du roi Stanislas en est la plus belle illustration.
Les bijoux s'accordent parfaitement aux costumes et, dans l'ensemble, on a noté assez peu d'anachronisme. Ne disait on pas, en son temps, que Madame du Châtelet avait "un goût pour les diamants aussi fort que pour les démonstrations d'Euclide !" Aussi, dans la première partie du téléfilm, Emilie porte une rivière de diamants, offerte par son époux, et qu'elle manque de perdre au jeu (pour 200 louis). Elle arbore ensuite un collier de grosses perles (un peu court) maintenu par un ruban, puis un collier de diamants et de perles et, lors du bal, une parure constituée d'une rivière de trois rangs (photo) et d'une grande broche de diamants. On la voit aussi porter une broche avec une pierre rouge et une bague ornée d'une pierre rectangulaire verte. La plupart des autres dames sont parées de colliers de perles et, surtout, de tours de cous décorés de dentelles, de médaillons ou de bouquets de fleurs. Monsieur du Châtelet apparaît, un court instant, vêtu d'un uniforme rehaussé d'une plaque de l'ordre du saint-Esprit en broderie de paillettes et de cannetille.
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