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jeudi 26 mars 2009

Le Costume de Cour en Europe 1650 – 1800


Du 31 mars au 28 juin 2009 au château de Versailles

L’exposition Fastes de Cour et cérémonies royales – le Costume de Cour en Europe 1650-1800 retrace l’histoire du costume de Cour en Europe et met ainsi en lumière l’influence majeure de la France dans ce domaine du milieu du XVIIe siècle au début du XIXe siècle. Pour la première fois, plus de 200 oeuvres (costumes, joyaux, iconographie) liées à des monarchies européennes prestigieuses sont ici rassemblées pour une exposition qui ne sera présentée qu’à Versailles. Le Victoria & Albert Museum, le Palais Pitti à Florence, le musée du Louvre, le musée Galliera, les Arts Décoratifs, les Archives nationales, ainsi que des collectionneurs privés ont accepté de prêter leurs oeuvres. Les collections royales de Londres, de Dresde, du Danemark (château de Rosenborg), de Suède (Livrustkammaren), du Portugal (Palais d’Ajuda), mais aussi les collections impériales de Vienne (Kunsthistorisches Museum), des tsars de Russie (musée de l’Ermitage), et de la Cathédrale de Cologne seront pour la première fois présentées en dehors de leur pays d’origine.
Cet événement s’inscrit dans le cycle des expositions évoquant la vie de Cour aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme Versailles et les tables royales en Europe XVIIe – XIXe siècles en 1993-1994.
Avec le costume de Cour se développe un véritable langage politique, dont la première fonction est de traduire visuellement la hiérarchie du pouvoir. Les costumes présentés dans l’exposition évoquent à la fois les circonstances extraordinaires fondatrices de la Monarchie, de la vie des monarques européens et de leurs courtisans, (sacre, couronnement et cérémonies d’Ordres royaux), mais également des circonstances prestigieuses qu’on retrouve dans toutes les cours comme les mariages. Les tenues portées lors de ces événements se singularisent par leur soumission au formalisme de l’Étiquette de la Cour. Ce sont le luxe des matériaux, des étoffes, des broderies, des dentelles, des passementeries et l’accumulation des joyaux et des pierreries, qui font que les vêtements de cour s’adaptent à telle ou telle circonstance. Le costume s’impose ainsi comme une vitrine du commerce de luxe, dont il emploie les innovations techniques et esthétiques. Avec la montée en puissance de la mode et le renouvellement accéléré des formes vestimentaires, le costume de cour évoluera vite. Cependant, les nombreuses commandes royales européennes, passées à Paris, attestent du rayonnement de la France et de son influence majeure en matière de costume de cour et de mode à travers la qualité remarquable atteinte par les artisans parisiens.

Scénographie : Giada Ricci

L’exposition est organisée par l’Établissement public du musée et du domaine national de Versailles avec la collaboration de Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

Informations pratiques :
Lieux : Salles d’Afrique et de Crimée du château de Versailles
Tous les jours sauf le lundi, de 9h à 17h30,
et à partir du 1er avril 2009 de 9h à 18h30.
Renseignements : 01 30 83 78 00

vendredi 12 septembre 2008

Visages et costumes du Second Empire

Pour illustrer notre article d’hier, consacré aux costumes du Second Empire, et ne disposant pas encore de photographies de la prochaine exposition du musée Galliera, nous avons puisé dans les collections iconographiques de la Bijouterie du Spectacle – très riches sur cette période – pour en extraire quelques images significatives. Ce sont des portraits d’hommes, de femmes, d’enfants, appartenant pour la plupart à la bourgeoisie française, réalisés dans les années 1850-1860.
Ces images sont une précieuse source documentaire pour mieux connaître les costumes, les coiffures ou les accessoires (parfois les bijoux) du temps des crinolines
.




jeudi 11 septembre 2008

La mode du Second Empire

Du 29 novembre 2008 au 26 avril 2009 le musée Galliera, à Paris, présente une exposition intitulée Sous l’Empire des crinolines, 1852-1870 consacrée à la mode du Second Empire "Robes, coiffures, bijoux, accessoires accompagnés de peintures, d’estampes et de photographies… plus de 300 pièces projettent le visiteur au temps où la silhouette féminine est toute en courbes, à l’image des modèles de Ingres. Les robes à crinoline symbolisent l’époque : corsage ajusté sur des épaules rondes, taille étranglée sous une volumineuse jupe faite de mètres et de mètres de moire, taffetas, dentelle, mousseline, tulle… La mode balance entre un style raffiné et un style tapageur aux couleurs criardes, nouvellement apparues dans le textile. Imprimées ou rayées, ces robes voyantes sont parées d’une accumulation d’ornements : volants, franges, guirlandes de fleurs, ruchés de dentelles et de rubans. Les femmes du monde – tout comme les cocottes – changent de toilette jusqu’à cinq fois par jour pour suivre le rythme effréné de la vie sociale : dîners, concerts, spectacles, réceptions… Les bals sont à la mode et les plus courus donnés à la cour de Napoléon III.

L'impératrice Eugénie tenant son fils dans les bras,
sur les marches de la terrasse du château de Compiègne
Octobre 1856 (photo Olympe Aguado)

L’exposition s’ouvre sur une Scène de bal. Mantelets et robes à crinoline sont accompagnés de carnets de bal, d’éventails, de porte-bouquets, de parures de tête… Quelques pièces ayant appartenu à l’impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde sont présentées. Le parcours se poursuit avec la Vie moderne qui présente les vêtements de ville comme de villégiature : capes, robes retroussées, boléros, petits costumes (ancêtres du tailleur) ainsi que leurs indispensables accessoires : châles, ombrelles, chapeaux, bottines… La bonne société suit l’air du temps qui est à la modernisation – urbanisme, industrie, chemins de fer… – et part en voyage d’agrément à la montagne, dans les stations balnéaires ou les villes d’eau. Puis sont évoquées la production et la commercialisation des articles de mode. Le Second Empire voit les prémices de la Haute Couture – Charles Frederick Worth crée sa maison de couture en 1857 à Paris – tandis que les Grands magasins sont en plein essor : Au Louvre, Au Bon Marché, Au Printemps… Quant aux Expositions universelles de 1855 et 1867, elles reflètent un Paris vitrine internationale de l’excellence. Le final, avec la présentation de la Joaillerie – Mellerio dits Meller, Morel, Cartier, Boucheron –, consacre brillamment Paris dans son rôle de capitale de l’élégance et du luxe."

Musée Galliera
10, avenue Pierre 1er de Serbie – 75116 Paris
Tél.: 01 56 52 86 00
Tous les jours sauf le lundi
(de 14h à 18h les jours fériés)