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jeudi 6 novembre 2014

Bijoux princiers aux enchères



Deux ventes aux enchères de haute joaillerie vont se dérouler dans quelques jours à Genève. La première, le 11 novembre, organisée par Christie’s Genève et la seconde, le 12 novembre, par sa concurrente Sotheby’s. Parmi les prestigieux bijoux vendus par ces deux maisons deux pièces exceptionnelles, d’origines princières, sont à signaler.

Christie’s propose en effet une magnifique broche de diamants issue des joyaux de la Couronne de France. Cette broche, appelée « Feuilles de groseillier », a été commandée par l’Impératrice Eugénie, en 1855, à la Maison Bapst. Vendue par le gouvernement français, en 1887, avec d’autres bijoux provenant de la famille impériale, elle a d’abord été acquise par le joaillier américain Tiffany & Co. Léguée en 1936 au Metropolitan Opera de New York par la célèbre cantatrice Lucrezia Bori (1887-1960), elle y est restée jusqu’à aujourd’hui. Formée de trois feuilles de groseillier, cette broche est pavée de diamants de taille ancienne et sertie au centre d'un gros diamant de forme coussin. Complétée de trois pampilles articulées en diamants, elle est estimée entre deux et trois millions de dollars.
Sotheby’s n’est pas en reste, avec un très beau collier de perles ayant appartenu à Joséphine de Beauharnais (1807-1876), reine de Suède et de Norvège, petite-fille de l’épouse de Napoléon. Composé de deux rangs de perles fines blanches et de sept grosses perles de forme poire amovibles, il est estimé entre sept-cent-soixante-cinq-mille et huit-cent-mille dollars.

 

mercredi 5 janvier 2011

"Écrins Impériaux" au musée de la Légion d'honneur

Plateau écrin de l’ordre de la Jarretière de Napoléon III
MLH/Ghislain Mariette

Du 19 janvier au 29 mai 2011, le musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie, à Paris, organise une exposition intitulée Ecrins Impériaux où sont présentées cent-cinquante décorations-bijoux ayant appartenu à l’Empereur Napoléon III et son fils, Louis-Napoléon, le prince impérial.

Exposée pour la première fois dans sa totalité, cette collection historique fut sauvée de l’incendie des Tuileries et restituée à la famille impériale après la chute de l’empire. Soucieux de sa conservation, le prince Napoléon en a fait don à la France en 1979.

Délicatement rangées dans des écrins de velours sombre, toutes ces insignes illustrent le règne de Napoléon III à travers ses décorations, depuis son accession à la présidence de la République, le 10 décembre 1848, en passant par le coup d'état du 2 décembre 1851, le rétablissement de l'empire, le 1er décembre 1852, puis sa chute et la proclamation de la république, le 4 septembre 1870.

Chaque pièce rappelle différents événements liés au second empire, tels que traités d’amitiés, accords politiques ou commerciaux, célébrations de campagnes ou de victoires militaires, notamment le collier de l'ordre de la Jarretière offert à l’empereur, le 18 avril 1855, par la reine Victoria, le collier de l’aigle du Mexique concédé à Napoléon III à la création de cet ordre par l’empereur Maximilien, le 1er janvier 1865, le collier de Saint-André de Russie assorti de tous les insignes des principaux ordres russes, la toison d’or enrichie de saphirs, les décorations de prestige de divers états européens, de même que la médaille commémorative de la campagne d’Afrique du sud, gravée au nom du prince impérial, remise à sa mère l’impératrice Eugénie, à titre posthume.
 
Plateau écrin des ordres mexicains de Napoléon III
MLH/Ghislain Mariette

Plateau écrin des ordres russes de Napoléon III
MLH/Ghislain Mariette

Musée National de la Légion d’Honneur et des ordres de chevalerie
2, rue de la légion d’honneur 75007 Paris
En accès libre tous les jours (sauf le lundi) de 13h à 18h
Renseignements : 01.40.62.84.25

samedi 4 octobre 2008

Le bijou de sentiment de la Renaissance à nos jours

Médaillon coeur (1850-1860)
Ayant appartenu à l'impératrice Eugénie



A l’occasion du lancement de sa nouvelle collection de haute joaillerie, Le Grand Frisson, la Maison Chaumet présente, du 3 octobre au 7 novembre 2008, une exposition consacrée aux bijoux ayant pour thème la rencontre amoureuse.
Réalisée par l’historienne du bijou Diana Scarisbrick et la conservatrice du Musée Chaumet, Béatrice de Pinval, cette rétrospective expose cent-cinquante bijoux sentimentaux – provenant pour la plupart de collections privées – de la Renaissance à nos jours. Apparu au Moyen-Âge, le bijou dit «de sentiment» traduit, à travers de subtils symboles, le langage amoureux. Les bijoux en forme de cœurs, naturellement, mais aussi le serpent, qui symbolise l’amour éternel, ou la violette, emblème de l’amour innocent.
Parmi les pièces les plus remarquables, on pourra admirer des bijoux offerts par Napoléon 1er aux impératrices Joséphine et Marie-Louise.

Musée Chaumet
12 place vendôme Paris 1er
du lundi au vendredi de 11 heures à 18 heures

jeudi 11 septembre 2008

La mode du Second Empire

Du 29 novembre 2008 au 26 avril 2009 le musée Galliera, à Paris, présente une exposition intitulée Sous l’Empire des crinolines, 1852-1870 consacrée à la mode du Second Empire "Robes, coiffures, bijoux, accessoires accompagnés de peintures, d’estampes et de photographies… plus de 300 pièces projettent le visiteur au temps où la silhouette féminine est toute en courbes, à l’image des modèles de Ingres. Les robes à crinoline symbolisent l’époque : corsage ajusté sur des épaules rondes, taille étranglée sous une volumineuse jupe faite de mètres et de mètres de moire, taffetas, dentelle, mousseline, tulle… La mode balance entre un style raffiné et un style tapageur aux couleurs criardes, nouvellement apparues dans le textile. Imprimées ou rayées, ces robes voyantes sont parées d’une accumulation d’ornements : volants, franges, guirlandes de fleurs, ruchés de dentelles et de rubans. Les femmes du monde – tout comme les cocottes – changent de toilette jusqu’à cinq fois par jour pour suivre le rythme effréné de la vie sociale : dîners, concerts, spectacles, réceptions… Les bals sont à la mode et les plus courus donnés à la cour de Napoléon III.

L'impératrice Eugénie tenant son fils dans les bras,
sur les marches de la terrasse du château de Compiègne
Octobre 1856 (photo Olympe Aguado)

L’exposition s’ouvre sur une Scène de bal. Mantelets et robes à crinoline sont accompagnés de carnets de bal, d’éventails, de porte-bouquets, de parures de tête… Quelques pièces ayant appartenu à l’impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde sont présentées. Le parcours se poursuit avec la Vie moderne qui présente les vêtements de ville comme de villégiature : capes, robes retroussées, boléros, petits costumes (ancêtres du tailleur) ainsi que leurs indispensables accessoires : châles, ombrelles, chapeaux, bottines… La bonne société suit l’air du temps qui est à la modernisation – urbanisme, industrie, chemins de fer… – et part en voyage d’agrément à la montagne, dans les stations balnéaires ou les villes d’eau. Puis sont évoquées la production et la commercialisation des articles de mode. Le Second Empire voit les prémices de la Haute Couture – Charles Frederick Worth crée sa maison de couture en 1857 à Paris – tandis que les Grands magasins sont en plein essor : Au Louvre, Au Bon Marché, Au Printemps… Quant aux Expositions universelles de 1855 et 1867, elles reflètent un Paris vitrine internationale de l’excellence. Le final, avec la présentation de la Joaillerie – Mellerio dits Meller, Morel, Cartier, Boucheron –, consacre brillamment Paris dans son rôle de capitale de l’élégance et du luxe."

Musée Galliera
10, avenue Pierre 1er de Serbie – 75116 Paris
Tél.: 01 56 52 86 00
Tous les jours sauf le lundi
(de 14h à 18h les jours fériés)

vendredi 25 avril 2008

Un des bijoux de la Couronne acquis par le Louvre



Un Grand nœud de diamants ayant appartenu à l'Impératrice Eugénie, qui avait été vendu en 1887 avec de nombreux autres bijoux de la couronne, vient enfin d'être racheté par le Musée du Louvre qui avait déjà vainement tenté de l'acquérir chez Sotheby's en 2002. Il devrait prochainement retrouver les autres pièces, de provenances royales ou impériales, exposées dans la galerie d'Apollon.
A l'origine, ce nœud de ceinture aux deux glands, crée par le joaillier François Kramer, avait été offert par Napoléon III à l'Impératrice Eugénie à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1855. En 1864 il a été adapté en broche de devant de corsage (22,5 x 11cm) avant d'être aliéné, vingt plus tard, par la République.
Le louvre, par l'intermédiaire de Christie's à New York, a racheté ce joyau pour 6,72 millions d'euros. Ce montant a pu être réuni en grande partie grâce à la mise à la disposition par les Amis du Louvre de 5 millions d'euros provenant du legs universel consenti par M. et Mme Michel Rouffet.

vendredi 7 mars 2008

Diamants de divas

Collier et boucles d'oreilles Bulgari portés par Sophia Loren
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Du 11 avril au 8 juin prochain, le Musée du Diamant d’Anvers, en Belgique, ouvrira ses portes à une exposition organisée par l'Antwerp World Diamond Centre (AWDC) intitulée « Diamond Divas » http://www.diamonddivas.be/

On pourra y admirer, entre autres, divers bijoux portés par les princesses Mathilde et Marie Bonaparte, les impératrices Joséphine et Eugénie, et de nombreuses grandes dames du cinéma, du théâtre ou de la chanson. En autres, les bracelets de Gloria Swanson, le collier serpent de Maria Felix, les bagues et le "collier de chien" que portait Monica Bellucci dans la trilogie futuriste The Matrix, le célèbre collier "Moon of Baroda" - un diamant jaune-canari de 24.04 carats originaire des Indes - porté par Marilyn Monroe pendant la campagne de promotion du film Gentlemen Prefer Blondes (Les hommes préfèrent les blondes), le collier et les boucles d’oreilles Bulgari choisis par Sophia Loren en vue d'une séance photos dans Vogue, ou la tiare portée par Madonna le jour de son mariage avec le producteur de cinéma Guy Ritchie.
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Devant de corsage porté par Catherine Deneuve
dans le film "Le Temps retrouvé"

En ce qui concerne plus particulièrement le monde du spectacle français, outre une broche-pince, en platine, or blanc et diamants, de la maison Cartier (1944), achetée par Madeleine Renaud, on remarquera aussi le bracelet Lézard, du même bijoutier, ayant appartenu à Josette Day, de même qu’un bracelet et une bague dessinés par Alphonse Mucha et crées en 1899 par Georges Fouquet pour Sarah Bernhardt. Sans oublier le magnifique devant-de-corsage en platine et diamants, créé par Cartier (pour la baronne de Gunzburg) en 1909, qui fut porté par Catherine Deneuve dans le film Le Temps Retrouvé, quatre-vingt-dix ans plus tard.
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