La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

jeudi 23 octobre 2008

Voyage dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle

Sur les écrans français à partir du 12 novembre prochain, The Duchess appartient à une catégorie de films décidément devenue très à la mode chez les cinéastes anglais et américains – le corset ripper – une amusante appellation de la presse anglo saxonne pour désigner les drames historiques, en costumes, dont le héros est une femme. En plus des deux volets d’Elizabeth de Shekhar Kapur, que nous avons déjà évoqués ici, ce genre s’est enrichi ces dernières années avec Deux Sœurs Pour un Roi de Justin Chatwic et le très remarqué Marie-Antoinette de Sofia Coppola.

Réalisé par Saul Dibb, The Duchess nous transporte dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, dans le sillage de Georgiana Spencer, duchesse de Devonshire, personnage marquant de l’aristocratie britannique. Adulée par les uns, critiquée par les autres, mêlée intiment à la vie politique, elle est aussi, il n’est pas inutile de le rappeler, une lointaine ancêtre de la princesse Lady Diana.

Ce film offre un superbe spectacle où la jeune comédienne Keira Knightley incarne avec beaucoup de justesse la peu conventionnelle duchesse de Devonshire. C’est Michael O’Connor (né le 27 octobre 1965 à Londres) qui est le chef costumier de cette magnifique reconstitution historique. Habitué depuis quelques années des films en costumes (Harry Potter et la chambre des secrets (2002), Nomad (2004), Miss Peltigrew lives for a Day (2008)) il travaille aussi pour le théâtre. Keira Knightley se souvient avec amusement des immenses perruques qu’elle devait porter : « Elles étaient si lourdes que je pouvais à peine lever la tête ». On pourra objecter que quelques bijoux (il y en a beaucoup dans le film) semblent peut-être un peu anachroniques. Mais dans l’ensemble presque tous les accessoires s’accordent parfaitement aux costumes.



2 commentaires:

Mary a dit…

mais la question que je me pose... d'où sortent tous ces bijoux?!! j'aimerai vraiment pouvoir les trouver, ou au moins en trouver des ressemblant.... J'ai vu 2 fois le film, rien que pour les tenues... et les bijoux ^^

Bijouterie du Spectacle a dit…

Comme dans la plupart des films de ce genre, les bijoux ont été trouvés auprès de plusieurs sources. Loués chez des costumiers (Angels, Sands films, etc.) et également fabriqués tout spécialement par la production. Pour ces raisons il sera difficile d'en trouver de semblables dans le commerce.