La Bijouterie du Spectacle est une société culturelle qui prolonge l’histoire de l’association La Biographie du Spectacle et de sa publication La Lettre des Comédiens dont les activités ont pris fin en 2000. Elle est chargée de la conservation d’une des plus importantes collections privées de bijoux de scène et de cinéma. Elle s’est fixée également d’autres missions : étudier l’histoire des bijoux, notamment ceux de théâtre, accroître et restaurer ses collections, organiser des expositions. Elle gère en outre un ensemble de bijoux disponibles à la location.

jeudi 27 novembre 2008

Nouveaux films historiques à la télévision


C’est une avalanche de fictions historiques que nous promet France 2. On annonce une minisérie de 2 x 90 minutes consacrée au célèbre bandit Cartouche (1693-1721). Elle sera adaptée par Lorraine Lévy et réalisée par Henri Helman. Le tournage initialement prévu en juillet 2008, a longtemps été retardé. Cette fois, il devrait débuter dans la région Aquitaine le 9 février prochain. Frédéric Diefenthal incarnera le brigand au grand cœur de l’époque de la régence. Ce n’est pas la première fois que l’histoire de Louis-Dominique Bourguignon, plus connu sous le nom de Cartouche, fait l’objet d’un film. Il y a eu un Cartouche, réalisé par Jacques Daroy en 1934; Cartouche roi de Paris, de Guillaume Radot, en 1950 et, le plus connu de tous, Cartouche dirigé par Philippe de Broca, en 1962, avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale. Parallèlement, d’autres films en costumes sont programmés. Les derniers jours de Louis XI, toujours réalisé par Henri Helman, avec Jacques Perrin dans le rôle-titre et Port-Royal avec Line Renaud et Marie-Julie Parmentier en sœur Angélique. Espérons que la vraisemblance des costumes et autres accessoires ne souffrira pas trop de ce retour en force de l’histoire sur les écrans.

lundi 24 novembre 2008

La reine et le cardinal : Anne d’Autriche à la télévision

Cette mi-série télévisée (2 x 90 minutes) est à ajouter à la liste, déjà bien fournie, des fictions historiques que France 2 va diffuser en 2009. La reine et le cardinal, réalisé par Marc Rivière, évoque la relation entre le cardinal Mazarin et la reine Anne d’Autriche, entre 1642 et 1661. Histoire d’amour secrète ? comme semble le suggérer le scénariste Jacques Santamaria, rien n’est moins sûr. Néanmoins, cette prestigieuse co-production européenne nous transporte dans un XVIIème siècle revisité par la télévision. Philippe Torreton, habitué aux personnages historiques forts, interprète Mazarin, tandis qu’Alessandra Martines est une reine beaucoup trop belle, très éloignée de son modèle. Mention particulière à Rufus, cardinal de Richelieu particulièrement ressemblant. Ce film a obtenu le prix de la meilleure réalisation au festival de la fiction TV de la Rochelle 2008.
Le tournage s’est déroulé en mars et avril 2008, principalement dans les châteaux d’Ancy-le-franc et de Bussy-Rabutin, en Bourgogne, ainsi qu’à Blois, Chaumont, Chenonceau, dans les pays de Loire. Toutes les scènes de rue ont été réalisées à Noyers-sur-Serein, dans l’Yonne.
Florence Sadaune, la costumière, a eu la rude tâche d’habiller acteurs et figurants. Née en 1965, elle a commencé à travailler pour le cinéma, avec Christian Gasc, sur des films en costumes comme Ridicule (1996) de Patrice Lecomte et Le Bossu (1997) de Philippe de Broca. Puis, en 1999, c’est en travaillant pour le théâtre (Orlando, Hamlet Machine) qu’elle commence à produire ses propres créations. En 2003, elle a reçu un César pour la qualité de son travail sur le film Astérix et Obélix, mission Cléopâtre de Alain Chabat et, cette année, a été sélectionnée aux Molières pour ses costumes – très remarqués – du Cid, de Corneille, mis en scène par Alain Ollivier. On lui doit aussi les vêtements, toujours XVIIe siècle, de Jean de la Fontaine (2007), réalisé par Daniel Vigne. Enfin, elle a retrouvé un cadre totalement contemporain en réalisant les costumes des deux films de Dany Boon : La maison du Bonheur (2006) et le très populaire Bienvenue chez les ch’tis (2008).
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Rufus, étonnant cardinal de Richelieu

samedi 22 novembre 2008

Le bijou, ses fonctions et ses usages, de la Préhistoire à nos jours

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Une Journée d’études doctorale organisée avec le soutien de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS), du Centre Maurice Halbwachs (CMH) du Centre de Recherches sur les Arts et le langage (CRAL) et de La Garantie, Association pour le bijou, aura lieu le 10 décembre 2008 à l’Ecole normale supérieure (29 rue d’Ulm, 75005 Paris, Salle Jules Ferry)

Chaque intervention durera 25 minutes et sera suivie d’une discussion de 10 minutes.

Programme

9h-9h30 : Ouverture de la journée par Marina Yaguello (collectionneuse et créatrice de bijoux ethniques et archéologiques, linguiste, professeur émérite à l'Université Paris VII)

De la Préhistoire à l’Antiquité

Modérateur : Gérard Nicolini (Professeur honoraire des universités)

9h30-9h40 : Introduction par Gérard Nicolini
9h40-10h15 : Solange Rigaud (Doctorante en archéologie de la Préhistoire, Université Bordeaux I, Institut de Préhistoire et de Géologie du Quaternaire) : « Parures préhistoriques : approche taphonomique et étude techno-économique »
10h15-10h50 : Nathalie Baduel (Doctorante en égyptologie, Université Lyon II, Maison de l’Orient) : « Diversité et polysémie de la parure égyptienne au prédynastique »
10h50-11h25 : Marie Siboni (Doctorante en archéologie, Université Lyon II, Laboratoire Archéorient) : « La symbolique des motifs décoratifs de l’orfèvrerie égéenne à l'âge du Bronze »

Du Moyen-Âge à la Renaissance

Modératrices : Christiane Klapisch-Zuber (EHESS, Centre de Recherches Historiques) et Françoise Piponnier (EHESS, Centre de Recherches Historiques).

11h40-11h50 : Introduction par Christiane Klapisch-Zuber et Françoise Piponnier
11h50-12h25 : Nadège Bavoux (Doctorante en histoire médiévale, Université Pierre Mendès France-Grenoble II, Centre de Recherche en Histoire et histoire de l'art. Italie, Pays Alpins, Interactions internationales) : « Quand le bijou est (in)signe. Usages et fonctions de l'anneau épiscopal au Moyen Âge »
12h25-13h : Manuel Guay (Doctorant en histoire médiévale, Université Paris IV, Jeux et enjeux des pouvoirs, Ve-XVe siècle) : « Affects et bijoux : l’exemple des milieux princiers (France, XVe siècle) »

XVIIIe et XIXe siècles

Modératrice : Jacqueline Viruega (Paris I et Paris IV, Centre de Recherches en Histoire du XIXe s.)

14h30-14h40 : Introduction par Jacqueline Viruega
14h40-15h15 : Stéphane Buzzi (Doctorant en histoire économique, EHESS, Centre de Recherches Historiques) : « Pour les beaux yeux de Victoria ? Comment Paris, capitale du XIXème siècle, se fait élégante, savante, précise et précieuse »
15h15-15h50 : Sophie Pelletier (Doctorante en littérature française, cotutelle entre l’Université de Montréal et l’Université Paris VIII) : « De l'automate à l'handicapée : le corps féminin paré de bijoux dans le roman de la fin du XIXe siècle »

XXe et XXIe siècles

Modérateur : Frédéric Godart (Columbia University, Institute for Social and Economic Research and Policy).

15h50-16h : Introduction par Frédéric Godart
16h-16h35 : Audrey Boucksom (Doctorante en histoire des arts africains, Université Paris I, Laboratoire d'histoire de l'art et d'archéologie de l'Afrique) : « Métissage des bijoux touareg modernes et identités plurielles de leurs porteurs »
16h35-17h10 : Sofian Beldjerd (Doctorant en sociologie, Université Paris-Descartes, Cerlis) :
«‘Parés’ pour la relation esthétique ? Un regard sociologique sur la construction des statuts, fonctions et usages individuels des bijoux »
17h25-18h : Alexandre Klein (Doctorant en philosophie, Université de Nancy, Archives H. Poincaré) & Monique Manoha (Pôle Bijou, Communauté de Communes du Cristal) : « Et si se parer devenait un soin ? »
18h-18h35 : Sylvie Lambert, (Doctorante en histoire de l’art et archéologie, Université Paris IV, Laboratoire André Chastel) : « Quel usage pour le bijou contemporain ? A partir de quelques exemples de la collection du musée des Arts décoratifs de Paris, analyse sociologique et technique de l'ornement allant des années 1960 à nos jours »

Comité scientifique :
Denis Bruna (Ecole du Louvre), Christiane Klapisch-Zuber (EHESS, Centre de Recherches Historiques), Françoise Piponnier (EHESS, Centre de Recherches Historiques), Jean-Claude Schmitt (EHEES, Groupe d’Anthropologie Historique de l’Occident Médiéval), Yvette Taborin (Paris I, Professeur émérite), Georges Vigarello (EHESS, Centre d’Etudes Transdisciplinaires Sociologie, Anthropologie, Histoire), Jacqueline Viruega (Paris I et Paris IV, Centre de Recherches en Histoire du XIXe s.)
Coordination : Delphine Lesbros (EHESS, Doctorante en histoire de l’art, CRAL), Cécile Michaud (EHESS, Doctorante en sociologie, CMH, équipe PRO)

Contacts :
Delphine Lesbros : dlesbros@yahoo.fr
Cecile Michaud : cecile.michaud@club-internet

jeudi 20 novembre 2008

Un collier en or de l'âge du fer trouvé en Angleterre



Le Guardian rapporte aujourd’hui qu’un exceptionnel collier en or, datant de l’âge du fer, a été découvert fortuitement dans la région de Newark, en Grande Bretagne.
Maurice Richardson, élagueur de profession, a expliqué au journal qu’il se trouvait dans un champ où on lui avait signalé qu’un avion de chasse s’était écrasé durant la seconde guerre mondiale. Équipé d’un détecteur de métaux, il espérait découvrir des débris de l’appareil quand un fort signal l’a dirigé vers un objet d’une toute autre nature. Il s’agissait d’un torque en or terminé à ses extrémités par deux anneaux ornés. Magnifique travail d’orfèvrerie, vieux de près de 2.200 ans.
Présenté par un expert comme la plus belle découverte d'un objet de cette époque depuis un demi-siècle, ce collier est évalué à 350.000 livres (414.000 euros). Il a été acquis par le musée local de Newark et son "inventeur", M. Richardson, a reçu une récompense d'un montant non divulgué.

mercredi 19 novembre 2008

le diamant bleu de la couronne a été retrouvé


Tout commence par la découverte, il y a un an, dans les fonds anciens de la collection de minéralogie du Muséum National d’Histoire naturelle, d’une copie en plomb d’un très grand diamant. C’est pour François Farges, chercheur au Département Histoire de la Terre, et son équipe internationale, le point de départ d’une incroyable enquête historico-policière qui va les mener sur les traces du mythique « diamant bleu de la Couronne ». En effet, il s’avère que cette réplique – réalisée avant sa transformation – et celle du plus célèbre des joyaux des rois de France, volé en 1792.
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Ramené des Indes, en 1668, par le grand voyageur et commerçant Jean-Baptiste Tavernier, cet énorme diamant brut pesant 115,28 carats est présenté à Louis XIV qui décide aussitôt d’en faire l’acquisition. La facture de Tavernier indique : « 220.000 livres pour un grand diamant bleu, en forme de cœur, court, taillé à la mode des Indes, pezant 112 ks 3/16 ». En 1671, le roi en confie la taille à Jean Pitau, son joailler, qui va en faire un chef d’œuvre de l’art lapidaire du baroque français. Le résultat est impressionnant : d’un bleu foncé exceptionnel, la nouvelle pierre se présente désormais sous la forme d’une rose centrale – la fameuse rose de Paris – en sept facettes, d’une symétrie parfaite et d’un éclat incomparable. Elle ne pèse plus que 69 carats. Après le « Sancy », le diamant devient ainsi le deuxième plus important joyau de la Couronne de France. Louis XIV le fait monter sur un bâtonnet d’or émaillé pour s’en servir comme épingle de cravate. Un peu plus tard, sous Louis XV, le diamant bleu est placé par Jacquemin, son joailler, au centre d’une fabuleuse toison d’or, la plus belle décoration jamais réalisée jusqu’alors. Les experts de l’époque le décrivent comme « Un très grand diamant brillant, bleu, de la plus riche couleur, forme triangle, parfait dans ses proportions, vif et net, annoncé peser 268 grains 2/16 ou 67 carats 216, estimé, vu sa rareté et grande beauté, trois millions ».
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En 1792, la Toison est volée lors du pillage de l’Hôtel du Garde-Meuble, à Paris. Le diamant bleu disparait alors pour toujours. L’histoire de cette pierre aurait pu s’arrêter là si l’obstination de François Farges n’avait permis d’en retrouver la trace. Tout d’abord, grâce à l’étiquette originale de la réplique en plomb – qui avait été intervertie avec une autre – il apprend qu’un certain Charles Achard, joailler à Paris, en a fait don au Muséum, précisant que la pierre dont il a fait cette copie appartient à son client « Mr Hoppe de Londres ». M. Hoppe n’est pas un inconnu. Henry Philip Hope, grand banquier londonien est en effet célèbre pour avoir possédé, dans les années 1810, un grand diamant bleu à qui il a donné son nom. Bien sûr, des esprits perspicaces se sont interrogés, dès 1856, sur les véritables origines du diamant Hope. Mais jusqu’à aujourd’hui sans certitude. Grâce aux investigations de François Farges et de son équipe on a maintenant la preuve que ce banquier a acheté la pierre volée à Paris, après 1792, et l’a fait retailler – sous sa forme actuelle - pour éviter que la France ne la réclame. Un véritable sacrilège puisque le diamant Hope ne pèse plus que 45,5 carats. Après le décès de ce dernier, son petit neveu en hérita puis fit faillite. Au siècle dernier, le diamant bleu passa entre les mains de différents négociants ou joailliers (Adolf Weil (Londres), Simon Frankel (New York), Salomon Habib, C.H. Rosenau, Pierre Cartier (Paris)) avant d’être donné à la Smithsonian Institution de Washington, où il est conservé depuis.
Ultime preuve : la comparaison numérique du diamant bleu tel qu’il a été reconstitué par le Muséum d’Histoire naturelle avec le diamant Hope démontre que les deux pierres concordent parfaitement « au centième de millimètre près ». De même que le poids du modèle en plomb est parfaitement identique à celui du diamant bleu de la couronne, avant son irréparable retaille. Ces recherches ont permis de faire réaliser, en zircone, une réplique exacte de la pierre de Louis XIV. Ce travail a été confié à Scott Sucher, lapidaire et spécialiste mondial des copies des grands diamants historiques. Ce diamant bleu factice pourra être admiré, à partir de 2010, dans la salle du Trésor de la Galerie de Minéralogie et de Géologie du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. En attendant, accompagné de son modèle en plomb, il va rejoindre le diamant Hope, à Washington, pour une exposition spécialement dédiée à cette découverte.
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Bibliographie
Farges F., Sucher S., Horovitz H. and Fourcault J-M, Deux découvertes majeures autour du « diamant bleu de la Couronne », Revue de Gemmologie (2008), volume 165, pp. 17-24

lundi 17 novembre 2008

De nouveaux costumes à la Cinémathèque française

Uniforme de Philippe Noiret dans Fort Saganne
S. Dabrowski/Cinémathèque française
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La Cinémathèque française conserve, dans son département des Costumes et Objets, une collection de près de deux-mille costumes ainsi que plus d'un millier d'objets et accessoires en rapport avec le cinéma. Cet ensemble continue régulièrement à s'enrichir grâce à de généreux donateurs et à des achats de pièces exceptionnelles. Au cours des dernières années, elle a ainsi acquis deux des somptueuses robes portées par Christine Scott Thomas dans Arsène Lupin, de Jean-Paul Salomé (2004). Elles ont été crées par Pierre-Jean Larroque (nominé pour ce film aux César). Les habits de Gérard Depardieu réalisés par Franca Squarciapino pour Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1989). Ceux de Sandrine Bonnaire conçus par Laurence Struz pour Jeanne la Pucelle de Jacques Rivette (1993). De même que les vêtements imaginés par Catherine Leterrier pour Isabelle Adjani dans Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau (2002). En 2007, l'actrice Aurore Clément a aussi fait don de la robe qu'elle portait dans Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola (1976). Cette robe, conçue par le département des Costumes de la production, était celle qu'elle portait dans la scène du dîner à la plantation des Français. Par ailleurs, Frédérique Noiret a offert plusieurs costumes de scène de son père, Philippe Noiret, notamment l'un des uniformes qu'il portait dans Fort Saganne. Rappelons que tous les costumes de ce film ont été conçus par la grande costumière Rosine Delamare dont c'était la dernière création pour le cinéma. De son côté, François Ozon a confié les costumes de Huit femmes (2002). Ceux-ci ont été réalisés par Pascaline Chavanne et lui ont valu une nomination aux Césars 2003.
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Robe d'Isabelle Adjani dans Camille Claudel
S. Dabrowski/Cinémathèque française
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Toujours en 2007, la cinémathèque a aussi reçu l'une des robes portées par Isabelle Adjani dans Camille Claudel, de Bruno Nuytten (1988). Il s'agit d'une des premières créations, pour le cinéma, de Dominique Borg (récompensée pour ce film par un César du meilleur costume). Cette année 2008, le département des Costumes s'est encore enrichi de nouvelles pièces : les costumes créés par Madeline Fontaine pour Astérix aux jeux olympiques de Frédéric Forestier et Thomas Langmann. Ainsi que ceux mis en oeuvre par Elisabeth Tavernier pour deux films : Tatie Danielle (1990), d'une part, et Agathe Cléry (2007) - qui sortira le 3 décembre prochain - tous deux réalisés par Etienne Chatilliez.
En ce qui concerne les bijoux, la cinémathèque en possède très peu, hormis une paire de boucles de chaussures de Louise Brooks. En effet, ce type d'accessoire est généralement loué et donc n'est pas conservé par la production des films.
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Cinémathèque française
51, rue de Bercy
75012 Paris

samedi 15 novembre 2008

Les bijoux de scène de Maria Callas

A partir du 26 novembre, le Palais Garnier, à Paris, présentera une exposition intitulée Maria Callas et Swarovski : Bijoux de scène.
Après avoir voyagé à travers le monde, cette scintillante collection arrive en France au moment où l’on célèbre le cinquantième anniversaire des débuts de la grande soprano, à Paris, en décembre 1958.
Les visiteurs pourront admirer un ensemble exceptionnel composé de parures, colliers, diadèmes, boucles d’oreilles et bracelets, de perles ou de cristal, tous issus de l’atelier milanais Marangoni. Principal créateur des bijoux de scène de Maria Callas, ce dernier a été racheté par la maison Swarovski, en 1999, qui désirait renforcer ses liens avec les costumiers et fabricants de bijoux de spectacle.
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Palais Garnier
Angle des rues Scribe et Auber
75009 Paris
du 26 novembre 2008 au 2 janvier 2009

vendredi 14 novembre 2008

Henri IV à la télévision et au cinéma

Arnaud Bedouet
dans l'Assassinat d'Henri IV (2008)

Dans la série des articles que nous avons décidé de consacrer à Henri IV, il était naturel que nous parlions des acteurs qui ont interprété le roi le plus populaire de l’histoire, à la fois au grand et au petit écran.

C'est en 1911, sous les traits du comédien Marc Mario, qu'il apparait pour la première fois au cinéma, dans un cours métrage de Léonce Perret intitulé La petite Béarnaise. Puis, en 1937, dans Les Perles de la couronne de Sacha Guitry et Christian-Jaque, son personnage est joué par Aimé Simon-Girard. En 1954, il parait dans deux films. Dans le célèbre Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry, interprété par Gaston Rey, d'une part, et dans La Reine Margot de Jean Dréville, représenté par André Versini, d'autre part. Deux ans après, en 1956, on le retrouve dans Si Paris nous était conté, à nouveau mis en scène par Sacha Guitry, mais cette fois avec le visage de Jean Martinelli.

Dès les débuts de la télévision, les réalisateurs s'emparent à leur tour du bon roi. Tout d'abord Stellio Lorenzi qui réalise, en avril 1960, L’énigme Ravaillac dramatique de la célèbre série La Caméra explore le temps. Le souverain est joué par Francis Claude, acteur peu connu jusqu'alors. Remarqué dans cette prestation télévisée et possédant un physique assez proche de celui d'Henri IV, il va en devenir l’interprète exclusif au théâtre et à la télévision. C'est ainsi que, la même année, il est le héros de Vive Henri IV… Vive l'amour de Claude Autant-Lara, puis, en 1964, incarne encore le roi dans Hardi Pardaillan de Bernard Borderie. Enfin, en 1967, il coiffe une quatrième fois le panache blanc dans La bouquetière des innocents, une pièce télévisée réalisée par Roger Iglésis.
Toujours pour la télévision, en 1977, André Pomarat et Marco Perrin endossent à leur tour l’habit royal, respectivement dans Henri IV de Paul Planchon et Richelieu de Jean-Pierre Decourt. Dans deux épisodes de la série Les Grandes conjurations, en 1978, on retrouve encore Henri de Béarn, joué cette fois par François Timmerman (Le Tumulte d'Amboise de Serge Friedman) et Jean-Pierre Bernard (La guerre des trois Henri de Marcel Cravenne). L'année suivante, Henri IV est toujours une valeur sûre du petit écran puisqu'une série complète – en six époques - lui est entièrement dédiée : Le roi qui vient du Sud réalisé par Marcel Camus, où Jean Barney et Henri Virlojeux se succèdent pour incarner Henri, jeune, puis plus âgé.
En 1983 et 1989, encore et toujours pour la télé, Emmanuel Dechartre (Le Chevalier de Pardaillan de Josée Dayan) et Vincent Garanger (Catherine de Médicis de Yves-André Hubert) se glissent, eux aussi, dans les habits royaux.
Finalement, pour le retour du souverain au cinéma, en 1994, c'est Daniel Auteuil qui prête son visage à Henri de Navarre, dans La Reine Margot, le très beau film de Patrice Chéreau. Rôle qui avait été initialement prévu pour Patrick Bruel.

Francis Claude
dans Vive Henri IV...Vive l'amour (1960)

jeudi 13 novembre 2008

Le diamant Wittelsbach aux enchères

Le 10 décembre prochain, à Londres, Christie’s créera encore l’événement en proposant aux enchères une pièce historique d’une grande rareté. Il s’agit d’un magnifique diamant bleu de 35,56 carats, connu dans l’histoire sous le nom de Wittelsbach (patronyme de la grande famille princière dont sont issus, entre autres, les ducs de Bavière).
Son histoire remonte au XVIIe siècle, époque où cette pierre, vraisemblablement issue de mines indiennes, apparait dans les collections du Roi Philippe IV d’Espagne. Ce dernier la donne en dot à sa fille, l’infante Margareta Teresa, lors de son mariage avec l’empereur Léopold 1er de Habsbourg en 1666. Dès lors, elle demeure parmi les joyaux de la couronne d’Autriche et de Bavière jusqu’à l’érection de ce pays en république. Le diamant Wittelsbach est vendu aux enchères en 1931. Il disparaît pendant plusieurs décennies avant de se retrouver en Belgique, au début des années soixante, date à laquelle il est acquis par un collectionneur privé. Il est estimé à un prix avoisinant les 12,3 millions d’euros.

mercredi 12 novembre 2008

L'évasion de Louis XVI

Voici, en exclusivité, les premières photos du docu-fiction réalisé par Arnaud Selignac racontant la fuite de Louis XVI à Varennes. Elles ont été prises à Provins, par Jacques Morell, le 22 octobre dernier.
En attendant le retour en France de Sophie Dussaud, la costumière, qui nous parlera de son travail sur ce film, voici la distribution : Louis XVI (Antoine Gouy), Marie-Antoinette (Estelle Skornik), Madame Royale (Sophie Nounouhi), Madame Elisabeth (Adelaïde Bon), Madame de Tourzel (Catherine Aymerie).
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jeudi 6 novembre 2008

Calligraphies de cinéma

Dans le message précédent, nous avons évoqué le tournage du docu-fiction sur l’assassinat d’Henri IV, réalisé par Jacques Malaterre. Nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir encore, notamment en ce qui concerne les costumes. Mais c’est au sujet de certains accessoires, réalisés spécialement pour ce film, que nous avons jugé à propos d’ouvrir cette parenthèse. En effet, dans le souci d’accentuer l’authenticité de certaines scènes, de nombreux objets ont tout spécialement été commandés à une artiste à laquelle nous sommes très heureux de rendre hommage. Parmi ceux-ci, un tableau représentant Henri IV, où le visage de l’acteur Arnaud Bedouet a été substitué à celui du monarque (photo ci-dessus), une affiche illustrée d'une gravure du roi, de même qu'un camée où Charlotte de Montmorency apparait sous les traits de l’actrice Priscilla Bescond. Tous ces vrais-faux portraits sont l’œuvre de Catherine Mouligné, peintre en décor et graphiste qui, depuis plus d’une dizaine d’années, s’est spécialisée dans la calligraphie de documents pour le cinéma et la télévision. Nous vous conseillons d’aller visiter son site pour mesurer la palette de son talent. A son actif, des centaines de pièces, dans tous les genres, créées pour des films comme Roger Salengro, d’Yves Boisset, 8 Contes de Maupassant, La Jeune fille et les loups, de Gilles Legrand, Les Rois Maudits, Milady, Les Misérables, Honoré de Balzac, Monte Cristo, de Josée Dayan, Le Grand Meaulnes, de J.D. Verhaeghe, Les Ames Grises, d’Yves Angelo, Palais Royal, de Valérie Lemercier, Napoléon, d’Yves Simoneau, Marie-Antoinette, de Sofia Coppola, Les blessures assassines, de J.-P. Denys...
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mardi 4 novembre 2008

En direct de France 2 : l'assassinat d'Henri IV



Une fois encore, France 2 va donner rendez à tous les amateurs d'histoire et de films en costumes. En effet, après le récent et passionnant Nicolas Le Floch ou le docu-fiction Versailles, le rêve d'un roi, la chaîne du service public vient de lancer une nouvelle collection à vocation pédagogique intitulée En quelques jours, tout a changé… L'objectif de cette nouvelle série, produite par Boréales et Télécran, est de faire voyager les téléspectateurs dans le temps, plus précisément en leur faisant revivre, heure par heure, une de ces journées clés de l'histoire de France, au terme desquelles son destin a basculé.
D'ores et déjà, deux épisodes ont été tournés. Le premier, réalisé par Jacques Malaterre, retrace la journée qui a précédé l'assassinat d'Henri IV, le 14 mai 1610. Ce jour là, la tragédie va se jouer au cœur de Paris, dans un espace situé entre le palais du Louvre et la rue de la Ferronnerie, entre six heures du matin et le milieu de l'après midi. Pour ce réalisateur que nous apprécions particulièrement – nous avons participé à sa première fiction il y a dix-neuf ans – ce fut une aventure ardue mais passionnante. Avec le souci permanent de coller au plus près de la réalité, il a longuement et minutieusement préparé ce tournage qui a duré moins d'une vingtaine de jours. Choisissant notamment des comédiens issus du théâtre, peu connus du grand public, mais très proches physiquement des personnages qu'ils incarnent. En tête de cette distribution, Arnaud Bédouet, très convainquant dans le rôle d'Henri IV, Jean-Baptiste Malartre, dans celui de Sully, ou Tibo, dans l'habit vert de Ravaillac. La partie costumes (fabrication et location) a été confiée à Amandine Catala. La reconstitution de l'assassinat - rue de la Ferronnerie à Paris - a été tournée, du 19 au 22 mai, dans le centre historique de la ville du Mans. Le reste du tournage, principalement les scènes qui se déroulent au Louvre, a eu lieu au château de Fontainebleau, au mois de juin dernier.
Le second film de cette série nous transporte le 21 juin 1791, jour de l'arrestation du roi Louis XVI à Varennes. Le réalisateur en est Arnaud Selignac qui, après Divine Emilie (que nous avons évoqué sur ce blog le 29 décembre 2007) se plonge à nouveau dans une histoire qui se déroule au XVIIIème siècle. Et bien entendu, c'est toujours à Sophie Dussaud - qui commence à s'habituer à cette époque - qu'il a fait appel pour s'occuper des costumes. La ville de Provins a prêté son cadre très pittoresque, en octobre dernier, à la reconstitution de cette dramatique journée.
Enfin, un troisième volet dédié au sacre de Charlemagne, actuellement encore en écriture, devrait venir s'ajouter à cette collection dans le courant de l'année prochaine. L'assassinat d'Henri IV et l'arrestation de Louis XVI à Varennes seront programmés sur France 2 durant le premier trimestre 2009.