jeudi 27 novembre 2008

Nouveaux films historiques à la télévision


C’est une avalanche de fictions historiques que nous promet France 2. On annonce une minisérie de 2 x 90 minutes consacrée au célèbre bandit Cartouche (1693-1721). Elle sera adaptée par Lorraine Lévy et réalisée par Henri Helman. Le tournage initialement prévu en juillet 2008, a longtemps été retardé. Cette fois, il devrait débuter dans la région Aquitaine le 9 février prochain. Frédéric Diefenthal incarnera le brigand au grand cœur de l’époque de la régence. Ce n’est pas la première fois que l’histoire de Louis-Dominique Bourguignon, plus connu sous le nom de Cartouche, fait l’objet d’un film. Il y a eu un Cartouche, réalisé par Jacques Daroy en 1934; Cartouche roi de Paris, de Guillaume Radot, en 1950 et, le plus connu de tous, Cartouche dirigé par Philippe de Broca, en 1962, avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale. Parallèlement, d’autres films en costumes sont programmés. Les derniers jours de Louis XI, toujours réalisé par Henri Helman, avec Jacques Perrin dans le rôle-titre et Port-Royal avec Line Renaud et Marie-Julie Parmentier en sœur Angélique. Espérons que la vraisemblance des costumes et autres accessoires ne souffrira pas trop de ce retour en force de l’histoire sur les écrans.

lundi 24 novembre 2008

La reine et le cardinal : Anne d’Autriche à la télévision

Cette mi-série télévisée (2 x 90 minutes) est à ajouter à la liste, déjà bien fournie, des fictions historiques que France 2 va diffuser en 2009. La reine et le cardinal, réalisé par Marc Rivière, évoque la relation entre le cardinal Mazarin et la reine Anne d’Autriche, entre 1642 et 1661. Histoire d’amour secrète ? comme semble le suggérer le scénariste Jacques Santamaria, rien n’est moins sûr. Néanmoins, cette prestigieuse co-production européenne nous transporte dans un XVIIème siècle revisité par la télévision. Philippe Torreton, habitué aux personnages historiques forts, interprète Mazarin, tandis qu’Alessandra Martines est une reine beaucoup trop belle, très éloignée de son modèle. Mention particulière à Rufus, cardinal de Richelieu particulièrement ressemblant. Ce film a obtenu le prix de la meilleure réalisation au festival de la fiction TV de la Rochelle 2008.
Le tournage s’est déroulé en mars et avril 2008, principalement dans les châteaux d’Ancy-le-franc et de Bussy-Rabutin, en Bourgogne, ainsi qu’à Blois, Chaumont, Chenonceau, dans les pays de Loire. Toutes les scènes de rue ont été réalisées à Noyers-sur-Serein, dans l’Yonne.
Florence Sadaune, la costumière, a eu la rude tâche d’habiller acteurs et figurants. Née en 1965, elle a commencé à travailler pour le cinéma, avec Christian Gasc, sur des films en costumes comme Ridicule (1996) de Patrice Lecomte et Le Bossu (1997) de Philippe de Broca. Puis, en 1999, c’est en travaillant pour le théâtre (Orlando, Hamlet Machine) qu’elle commence à produire ses propres créations. En 2003, elle a reçu un César pour la qualité de son travail sur le film Astérix et Obélix, mission Cléopâtre de Alain Chabat et, cette année, a été sélectionnée aux Molières pour ses costumes – très remarqués – du Cid, de Corneille, mis en scène par Alain Ollivier. On lui doit aussi les vêtements, toujours XVIIe siècle, de Jean de la Fontaine (2007), réalisé par Daniel Vigne. Enfin, elle a retrouvé un cadre totalement contemporain en réalisant les costumes des deux films de Dany Boon : La maison du Bonheur (2006) et le très populaire Bienvenue chez les ch’tis (2008).
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Rufus, étonnant cardinal de Richelieu

samedi 22 novembre 2008

Le bijou, ses fonctions et ses usages, de la Préhistoire à nos jours

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Une Journée d’études doctorale organisée avec le soutien de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS), du Centre Maurice Halbwachs (CMH) du Centre de Recherches sur les Arts et le langage (CRAL) et de La Garantie, Association pour le bijou, aura lieu le 10 décembre 2008 à l’Ecole normale supérieure (29 rue d’Ulm, 75005 Paris, Salle Jules Ferry)

Chaque intervention durera 25 minutes et sera suivie d’une discussion de 10 minutes.

Programme

9h-9h30 : Ouverture de la journée par Marina Yaguello (collectionneuse et créatrice de bijoux ethniques et archéologiques, linguiste, professeur émérite à l'Université Paris VII)

De la Préhistoire à l’Antiquité

Modérateur : Gérard Nicolini (Professeur honoraire des universités)

9h30-9h40 : Introduction par Gérard Nicolini
9h40-10h15 : Solange Rigaud (Doctorante en archéologie de la Préhistoire, Université Bordeaux I, Institut de Préhistoire et de Géologie du Quaternaire) : « Parures préhistoriques : approche taphonomique et étude techno-économique »
10h15-10h50 : Nathalie Baduel (Doctorante en égyptologie, Université Lyon II, Maison de l’Orient) : « Diversité et polysémie de la parure égyptienne au prédynastique »
10h50-11h25 : Marie Siboni (Doctorante en archéologie, Université Lyon II, Laboratoire Archéorient) : « La symbolique des motifs décoratifs de l’orfèvrerie égéenne à l'âge du Bronze »

Du Moyen-Âge à la Renaissance

Modératrices : Christiane Klapisch-Zuber (EHESS, Centre de Recherches Historiques) et Françoise Piponnier (EHESS, Centre de Recherches Historiques).

11h40-11h50 : Introduction par Christiane Klapisch-Zuber et Françoise Piponnier
11h50-12h25 : Nadège Bavoux (Doctorante en histoire médiévale, Université Pierre Mendès France-Grenoble II, Centre de Recherche en Histoire et histoire de l'art. Italie, Pays Alpins, Interactions internationales) : « Quand le bijou est (in)signe. Usages et fonctions de l'anneau épiscopal au Moyen Âge »
12h25-13h : Manuel Guay (Doctorant en histoire médiévale, Université Paris IV, Jeux et enjeux des pouvoirs, Ve-XVe siècle) : « Affects et bijoux : l’exemple des milieux princiers (France, XVe siècle) »

XVIIIe et XIXe siècles

Modératrice : Jacqueline Viruega (Paris I et Paris IV, Centre de Recherches en Histoire du XIXe s.)

14h30-14h40 : Introduction par Jacqueline Viruega
14h40-15h15 : Stéphane Buzzi (Doctorant en histoire économique, EHESS, Centre de Recherches Historiques) : « Pour les beaux yeux de Victoria ? Comment Paris, capitale du XIXème siècle, se fait élégante, savante, précise et précieuse »
15h15-15h50 : Sophie Pelletier (Doctorante en littérature française, cotutelle entre l’Université de Montréal et l’Université Paris VIII) : « De l'automate à l'handicapée : le corps féminin paré de bijoux dans le roman de la fin du XIXe siècle »

XXe et XXIe siècles

Modérateur : Frédéric Godart (Columbia University, Institute for Social and Economic Research and Policy).

15h50-16h : Introduction par Frédéric Godart
16h-16h35 : Audrey Boucksom (Doctorante en histoire des arts africains, Université Paris I, Laboratoire d'histoire de l'art et d'archéologie de l'Afrique) : « Métissage des bijoux touareg modernes et identités plurielles de leurs porteurs »
16h35-17h10 : Sofian Beldjerd (Doctorant en sociologie, Université Paris-Descartes, Cerlis) :
«‘Parés’ pour la relation esthétique ? Un regard sociologique sur la construction des statuts, fonctions et usages individuels des bijoux »
17h25-18h : Alexandre Klein (Doctorant en philosophie, Université de Nancy, Archives H. Poincaré) & Monique Manoha (Pôle Bijou, Communauté de Communes du Cristal) : « Et si se parer devenait un soin ? »
18h-18h35 : Sylvie Lambert, (Doctorante en histoire de l’art et archéologie, Université Paris IV, Laboratoire André Chastel) : « Quel usage pour le bijou contemporain ? A partir de quelques exemples de la collection du musée des Arts décoratifs de Paris, analyse sociologique et technique de l'ornement allant des années 1960 à nos jours »

Comité scientifique :
Denis Bruna (Ecole du Louvre), Christiane Klapisch-Zuber (EHESS, Centre de Recherches Historiques), Françoise Piponnier (EHESS, Centre de Recherches Historiques), Jean-Claude Schmitt (EHEES, Groupe d’Anthropologie Historique de l’Occident Médiéval), Yvette Taborin (Paris I, Professeur émérite), Georges Vigarello (EHESS, Centre d’Etudes Transdisciplinaires Sociologie, Anthropologie, Histoire), Jacqueline Viruega (Paris I et Paris IV, Centre de Recherches en Histoire du XIXe s.)
Coordination : Delphine Lesbros (EHESS, Doctorante en histoire de l’art, CRAL), Cécile Michaud (EHESS, Doctorante en sociologie, CMH, équipe PRO)

Contacts :
Delphine Lesbros : dlesbros@yahoo.fr
Cecile Michaud : cecile.michaud@club-internet

jeudi 20 novembre 2008

Un collier en or de l'âge du fer trouvé en Angleterre



Le Guardian rapporte aujourd’hui qu’un exceptionnel collier en or, datant de l’âge du fer, a été découvert fortuitement dans la région de Newark, en Grande Bretagne.
Maurice Richardson, élagueur de profession, a expliqué au journal qu’il se trouvait dans un champ où on lui avait signalé qu’un avion de chasse s’était écrasé durant la seconde guerre mondiale. Équipé d’un détecteur de métaux, il espérait découvrir des débris de l’appareil quand un fort signal l’a dirigé vers un objet d’une toute autre nature. Il s’agissait d’un torque en or terminé à ses extrémités par deux anneaux ornés. Magnifique travail d’orfèvrerie, vieux de près de 2.200 ans.
Présenté par un expert comme la plus belle découverte d'un objet de cette époque depuis un demi-siècle, ce collier est évalué à 350.000 livres (414.000 euros). Il a été acquis par le musée local de Newark et son "inventeur", M. Richardson, a reçu une récompense d'un montant non divulgué.

mercredi 19 novembre 2008

le diamant bleu de la couronne a été retrouvé


Tout commence par la découverte, il y a un an, dans les fonds anciens de la collection de minéralogie du Muséum National d’Histoire naturelle, d’une copie en plomb d’un très grand diamant. C’est pour François Farges, chercheur au Département Histoire de la Terre, et son équipe internationale, le point de départ d’une incroyable enquête historico-policière qui va les mener sur les traces du mythique « diamant bleu de la Couronne ». En effet, il s’avère que cette réplique – réalisée avant sa transformation – et celle du plus célèbre des joyaux des rois de France, volé en 1792.
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Ramené des Indes, en 1668, par le grand voyageur et commerçant Jean-Baptiste Tavernier, cet énorme diamant brut pesant 115,28 carats est présenté à Louis XIV qui décide aussitôt d’en faire l’acquisition. La facture de Tavernier indique : « 220.000 livres pour un grand diamant bleu, en forme de cœur, court, taillé à la mode des Indes, pezant 112 ks 3/16 ». En 1671, le roi en confie la taille à Jean Pitau, son joailler, qui va en faire un chef d’œuvre de l’art lapidaire du baroque français. Le résultat est impressionnant : d’un bleu foncé exceptionnel, la nouvelle pierre se présente désormais sous la forme d’une rose centrale – la fameuse rose de Paris – en sept facettes, d’une symétrie parfaite et d’un éclat incomparable. Elle ne pèse plus que 69 carats. Après le « Sancy », le diamant devient ainsi le deuxième plus important joyau de la Couronne de France. Louis XIV le fait monter sur un bâtonnet d’or émaillé pour s’en servir comme épingle de cravate. Un peu plus tard, sous Louis XV, le diamant bleu est placé par Jacquemin, son joailler, au centre d’une fabuleuse toison d’or, la plus belle décoration jamais réalisée jusqu’alors. Les experts de l’époque le décrivent comme « Un très grand diamant brillant, bleu, de la plus riche couleur, forme triangle, parfait dans ses proportions, vif et net, annoncé peser 268 grains 2/16 ou 67 carats 216, estimé, vu sa rareté et grande beauté, trois millions ».
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En 1792, la Toison est volée lors du pillage de l’Hôtel du Garde-Meuble, à Paris. Le diamant bleu disparait alors pour toujours. L’histoire de cette pierre aurait pu s’arrêter là si l’obstination de François Farges n’avait permis d’en retrouver la trace. Tout d’abord, grâce à l’étiquette originale de la réplique en plomb – qui avait été intervertie avec une autre – il apprend qu’un certain Charles Achard, joailler à Paris, en a fait don au Muséum, précisant que la pierre dont il a fait cette copie appartient à son client « Mr Hoppe de Londres ». M. Hoppe n’est pas un inconnu. Henry Philip Hope, grand banquier londonien est en effet célèbre pour avoir possédé, dans les années 1810, un grand diamant bleu à qui il a donné son nom. Bien sûr, des esprits perspicaces se sont interrogés, dès 1856, sur les véritables origines du diamant Hope. Mais jusqu’à aujourd’hui sans certitude. Grâce aux investigations de François Farges et de son équipe on a maintenant la preuve que ce banquier a acheté la pierre volée à Paris, après 1792, et l’a fait retailler – sous sa forme actuelle - pour éviter que la France ne la réclame. Un véritable sacrilège puisque le diamant Hope ne pèse plus que 45,5 carats. Après le décès de ce dernier, son petit neveu en hérita puis fit faillite. Au siècle dernier, le diamant bleu passa entre les mains de différents négociants ou joailliers (Adolf Weil (Londres), Simon Frankel (New York), Salomon Habib, C.H. Rosenau, Pierre Cartier (Paris)) avant d’être donné à la Smithsonian Institution de Washington, où il est conservé depuis.
Ultime preuve : la comparaison numérique du diamant bleu tel qu’il a été reconstitué par le Muséum d’Histoire naturelle avec le diamant Hope démontre que les deux pierres concordent parfaitement « au centième de millimètre près ». De même que le poids du modèle en plomb est parfaitement identique à celui du diamant bleu de la couronne, avant son irréparable retaille. Ces recherches ont permis de faire réaliser, en zircone, une réplique exacte de la pierre de Louis XIV. Ce travail a été confié à Scott Sucher, lapidaire et spécialiste mondial des copies des grands diamants historiques. Ce diamant bleu factice pourra être admiré, à partir de 2010, dans la salle du Trésor de la Galerie de Minéralogie et de Géologie du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. En attendant, accompagné de son modèle en plomb, il va rejoindre le diamant Hope, à Washington, pour une exposition spécialement dédiée à cette découverte.
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Bibliographie
Farges F., Sucher S., Horovitz H. and Fourcault J-M, Deux découvertes majeures autour du « diamant bleu de la Couronne », Revue de Gemmologie (2008), volume 165, pp. 17-24

lundi 17 novembre 2008

De nouveaux costumes à la Cinémathèque française

Uniforme de Philippe Noiret dans Fort Saganne
S. Dabrowski/Cinémathèque française
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La Cinémathèque française conserve, dans son département des Costumes et Objets, une collection de près de deux-mille costumes ainsi que plus d'un millier d'objets et accessoires en rapport avec le cinéma. Cet ensemble continue régulièrement à s'enrichir grâce à de généreux donateurs et à des achats de pièces exceptionnelles. Au cours des dernières années, elle a ainsi acquis deux des somptueuses robes portées par Christine Scott Thomas dans Arsène Lupin, de Jean-Paul Salomé (2004). Elles ont été crées par Pierre-Jean Larroque (nominé pour ce film aux César). Les habits de Gérard Depardieu réalisés par Franca Squarciapino pour Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1989). Ceux de Sandrine Bonnaire conçus par Laurence Struz pour Jeanne la Pucelle de Jacques Rivette (1993). De même que les vêtements imaginés par Catherine Leterrier pour Isabelle Adjani dans Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau (2002). En 2007, l'actrice Aurore Clément a aussi fait don de la robe qu'elle portait dans Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola (1976). Cette robe, conçue par le département des Costumes de la production, était celle qu'elle portait dans la scène du dîner à la plantation des Français. Par ailleurs, Frédérique Noiret a offert plusieurs costumes de scène de son père, Philippe Noiret, notamment l'un des uniformes qu'il portait dans Fort Saganne. Rappelons que tous les costumes de ce film ont été conçus par la grande costumière Rosine Delamare dont c'était la dernière création pour le cinéma. De son côté, François Ozon a confié les costumes de Huit femmes (2002). Ceux-ci ont été réalisés par Pascaline Chavanne et lui ont valu une nomination aux Césars 2003.
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Robe d'Isabelle Adjani dans Camille Claudel
S. Dabrowski/Cinémathèque française
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Toujours en 2007, la cinémathèque a aussi reçu l'une des robes portées par Isabelle Adjani dans Camille Claudel, de Bruno Nuytten (1988). Il s'agit d'une des premières créations, pour le cinéma, de Dominique Borg (récompensée pour ce film par un César du meilleur costume). Cette année 2008, le département des Costumes s'est encore enrichi de nouvelles pièces : les costumes créés par Madeline Fontaine pour Astérix aux jeux olympiques de Frédéric Forestier et Thomas Langmann. Ainsi que ceux mis en oeuvre par Elisabeth Tavernier pour deux films : Tatie Danielle (1990), d'une part, et Agathe Cléry (2007) - qui sortira le 3 décembre prochain - tous deux réalisés par Etienne Chatilliez.
En ce qui concerne les bijoux, la cinémathèque en possède très peu, hormis une paire de boucles de chaussures de Louise Brooks. En effet, ce type d'accessoire est généralement loué et donc n'est pas conservé par la production des films.
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Cinémathèque française
51, rue de Bercy
75012 Paris

samedi 15 novembre 2008

Les bijoux de scène de Maria Callas

A partir du 26 novembre, le Palais Garnier, à Paris, présentera une exposition intitulée Maria Callas et Swarovski : Bijoux de scène.
Après avoir voyagé à travers le monde, cette scintillante collection arrive en France au moment où l’on célèbre le cinquantième anniversaire des débuts de la grande soprano, à Paris, en décembre 1958.
Les visiteurs pourront admirer un ensemble exceptionnel composé de parures, colliers, diadèmes, boucles d’oreilles et bracelets, de perles ou de cristal, tous issus de l’atelier milanais Marangoni. Principal créateur des bijoux de scène de Maria Callas, ce dernier a été racheté par la maison Swarovski, en 1999, qui désirait renforcer ses liens avec les costumiers et fabricants de bijoux de spectacle.
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Palais Garnier
Angle des rues Scribe et Auber
75009 Paris
du 26 novembre 2008 au 2 janvier 2009

vendredi 14 novembre 2008

Henri IV à la télévision et au cinéma

Arnaud Bedouet
dans l'Assassinat d'Henri IV (2008)

Dans la série des articles que nous avons décidé de consacrer à Henri IV, il était naturel que nous parlions des acteurs qui ont interprété le roi le plus populaire de l’histoire, à la fois au grand et au petit écran.

C'est en 1911, sous les traits du comédien Marc Mario, qu'il apparait pour la première fois au cinéma, dans un cours métrage de Léonce Perret intitulé La petite Béarnaise. Puis, en 1937, dans Les Perles de la couronne de Sacha Guitry et Christian-Jaque, son personnage est joué par Aimé Simon-Girard. En 1954, il parait dans deux films. Dans le célèbre Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry, interprété par Gaston Rey, d'une part, et dans La Reine Margot de Jean Dréville, représenté par André Versini, d'autre part. Deux ans après, en 1956, on le retrouve dans Si Paris nous était conté, à nouveau mis en scène par Sacha Guitry, mais cette fois avec le visage de Jean Martinelli.

Dès les débuts de la télévision, les réalisateurs s'emparent à leur tour du bon roi. Tout d'abord Stellio Lorenzi qui réalise, en avril 1960, L’énigme Ravaillac dramatique de la célèbre série La Caméra explore le temps. Le souverain est joué par Francis Claude, acteur peu connu jusqu'alors. Remarqué dans cette prestation télévisée et possédant un physique assez proche de celui d'Henri IV, il va en devenir l’interprète exclusif au théâtre et à la télévision. C'est ainsi que, la même année, il est le héros de Vive Henri IV… Vive l'amour de Claude Autant-Lara, puis, en 1964, incarne encore le roi dans Hardi Pardaillan de Bernard Borderie. Enfin, en 1967, il coiffe une quatrième fois le panache blanc dans La bouquetière des innocents, une pièce télévisée réalisée par Roger Iglésis.
Toujours pour la télévision, en 1977, André Pomarat et Marco Perrin endossent à leur tour l’habit royal, respectivement dans Henri IV de Paul Planchon et Richelieu de Jean-Pierre Decourt. Dans deux épisodes de la série Les Grandes conjurations, en 1978, on retrouve encore Henri de Béarn, joué cette fois par François Timmerman (Le Tumulte d'Amboise de Serge Friedman) et Jean-Pierre Bernard (La guerre des trois Henri de Marcel Cravenne). L'année suivante, Henri IV est toujours une valeur sûre du petit écran puisqu'une série complète – en six époques - lui est entièrement dédiée : Le roi qui vient du Sud réalisé par Marcel Camus, où Jean Barney et Henri Virlojeux se succèdent pour incarner Henri, jeune, puis plus âgé.
En 1983 et 1989, encore et toujours pour la télé, Emmanuel Dechartre (Le Chevalier de Pardaillan de Josée Dayan) et Vincent Garanger (Catherine de Médicis de Yves-André Hubert) se glissent, eux aussi, dans les habits royaux.
Finalement, pour le retour du souverain au cinéma, en 1994, c'est Daniel Auteuil qui prête son visage à Henri de Navarre, dans La Reine Margot, le très beau film de Patrice Chéreau. Rôle qui avait été initialement prévu pour Patrick Bruel.

Francis Claude
dans Vive Henri IV...Vive l'amour (1960)

jeudi 13 novembre 2008

Le diamant Wittelsbach aux enchères

Le 10 décembre prochain, à Londres, Christie’s créera encore l’événement en proposant aux enchères une pièce historique d’une grande rareté. Il s’agit d’un magnifique diamant bleu de 35,56 carats, connu dans l’histoire sous le nom de Wittelsbach (patronyme de la grande famille princière dont sont issus, entre autres, les ducs de Bavière).
Son histoire remonte au XVIIe siècle, époque où cette pierre, vraisemblablement issue de mines indiennes, apparait dans les collections du Roi Philippe IV d’Espagne. Ce dernier la donne en dot à sa fille, l’infante Margareta Teresa, lors de son mariage avec l’empereur Léopold 1er de Habsbourg en 1666. Dès lors, elle demeure parmi les joyaux de la couronne d’Autriche et de Bavière jusqu’à l’érection de ce pays en république. Le diamant Wittelsbach est vendu aux enchères en 1931. Il disparaît pendant plusieurs décennies avant de se retrouver en Belgique, au début des années soixante, date à laquelle il est acquis par un collectionneur privé. Il est estimé à un prix avoisinant les 12,3 millions d’euros.

mercredi 12 novembre 2008

L'évasion de Louis XVI

Voici, en exclusivité, les premières photos du docu-fiction réalisé par Arnaud Selignac racontant la fuite de Louis XVI à Varennes. Elles ont été prises à Provins, par Jacques Morell, le 22 octobre dernier.
En attendant le retour en France de Sophie Dussaud, la costumière, qui nous parlera de son travail sur ce film, voici la distribution : Louis XVI (Antoine Gouy), Marie-Antoinette (Estelle Skornik), Madame Royale (Sophie Nounouhi), Madame Elisabeth (Adelaïde Bon), Madame de Tourzel (Catherine Aymerie).
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jeudi 6 novembre 2008

Calligraphies de cinéma

Dans le message précédent, nous avons évoqué le tournage du docu-fiction sur l’assassinat d’Henri IV, réalisé par Jacques Malaterre. Nous aurons sans doute l’occasion d’y revenir encore, notamment en ce qui concerne les costumes. Mais c’est au sujet de certains accessoires, réalisés spécialement pour ce film, que nous avons jugé à propos d’ouvrir cette parenthèse. En effet, dans le souci d’accentuer l’authenticité de certaines scènes, de nombreux objets ont tout spécialement été commandés à une artiste à laquelle nous sommes très heureux de rendre hommage. Parmi ceux-ci, un tableau représentant Henri IV, où le visage de l’acteur Arnaud Bedouet a été substitué à celui du monarque (photo ci-dessus), une affiche illustrée d'une gravure du roi, de même qu'un camée où Charlotte de Montmorency apparait sous les traits de l’actrice Priscilla Bescond. Tous ces vrais-faux portraits sont l’œuvre de Catherine Mouligné, peintre en décor et graphiste qui, depuis plus d’une dizaine d’années, s’est spécialisée dans la calligraphie de documents pour le cinéma et la télévision. Nous vous conseillons d’aller visiter son site pour mesurer la palette de son talent. A son actif, des centaines de pièces, dans tous les genres, créées pour des films comme Roger Salengro, d’Yves Boisset, 8 Contes de Maupassant, La Jeune fille et les loups, de Gilles Legrand, Les Rois Maudits, Milady, Les Misérables, Honoré de Balzac, Monte Cristo, de Josée Dayan, Le Grand Meaulnes, de J.D. Verhaeghe, Les Ames Grises, d’Yves Angelo, Palais Royal, de Valérie Lemercier, Napoléon, d’Yves Simoneau, Marie-Antoinette, de Sofia Coppola, Les blessures assassines, de J.-P. Denys...
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mardi 4 novembre 2008

En direct de France 2 : l'assassinat d'Henri IV



Une fois encore, France 2 va donner rendez à tous les amateurs d'histoire et de films en costumes. En effet, après le récent et passionnant Nicolas Le Floch ou le docu-fiction Versailles, le rêve d'un roi, la chaîne du service public vient de lancer une nouvelle collection à vocation pédagogique intitulée En quelques jours, tout a changé… L'objectif de cette nouvelle série, produite par Boréales et Télécran, est de faire voyager les téléspectateurs dans le temps, plus précisément en leur faisant revivre, heure par heure, une de ces journées clés de l'histoire de France, au terme desquelles son destin a basculé.
D'ores et déjà, deux épisodes ont été tournés. Le premier, réalisé par Jacques Malaterre, retrace la journée qui a précédé l'assassinat d'Henri IV, le 14 mai 1610. Ce jour là, la tragédie va se jouer au cœur de Paris, dans un espace situé entre le palais du Louvre et la rue de la Ferronnerie, entre six heures du matin et le milieu de l'après midi. Pour ce réalisateur que nous apprécions particulièrement – nous avons participé à sa première fiction il y a dix-neuf ans – ce fut une aventure ardue mais passionnante. Avec le souci permanent de coller au plus près de la réalité, il a longuement et minutieusement préparé ce tournage qui a duré moins d'une vingtaine de jours. Choisissant notamment des comédiens issus du théâtre, peu connus du grand public, mais très proches physiquement des personnages qu'ils incarnent. En tête de cette distribution, Arnaud Bédouet, très convainquant dans le rôle d'Henri IV, Jean-Baptiste Malartre, dans celui de Sully, ou Tibo, dans l'habit vert de Ravaillac. La partie costumes (fabrication et location) a été confiée à Amandine Catala. La reconstitution de l'assassinat - rue de la Ferronnerie à Paris - a été tournée, du 19 au 22 mai, dans le centre historique de la ville du Mans. Le reste du tournage, principalement les scènes qui se déroulent au Louvre, a eu lieu au château de Fontainebleau, au mois de juin dernier.
Le second film de cette série nous transporte le 21 juin 1791, jour de l'arrestation du roi Louis XVI à Varennes. Le réalisateur en est Arnaud Selignac qui, après Divine Emilie (que nous avons évoqué sur ce blog le 29 décembre 2007) se plonge à nouveau dans une histoire qui se déroule au XVIIIème siècle. Et bien entendu, c'est toujours à Sophie Dussaud - qui commence à s'habituer à cette époque - qu'il a fait appel pour s'occuper des costumes. La ville de Provins a prêté son cadre très pittoresque, en octobre dernier, à la reconstitution de cette dramatique journée.
Enfin, un troisième volet dédié au sacre de Charlemagne, actuellement encore en écriture, devrait venir s'ajouter à cette collection dans le courant de l'année prochaine. L'assassinat d'Henri IV et l'arrestation de Louis XVI à Varennes seront programmés sur France 2 durant le premier trimestre 2009.

vendredi 31 octobre 2008

Angels vend ses surplus

Angels The Costumiers organise, le 6 décembre prochain à Londres, sa première vente grand public d'une quinzaine de milliers de costumes en tout genre. Objectif : faire de la place, éliminer les doublons, après que ce plus grand loueur de costumes au monde (pour le cinéma, la télévision, le théâtre, l'opéra et autres spectacles) ait racheté, en juin, la collection de costumes de la BBC.
Malgré treize kilomètres linéaires de portants, l'entrepôt de Hendon, au nord de Londres, peine à entasser ses cinq millions d'habits, des robes de princesses médiévales aux Bikinis des danseuses de cabaret. Chaussures, chapeaux, foulards, gants, lunettes, cannes, éventails, bijoux, casques, armures, boucliers, épées, Angels, avec son stock et ses ateliers de fabrication, traite près de 1000 demandes par an : studios hollywoodiens, productions publicitaires, théâtres de quartier... Avec, pour récompense, trente oscars du meilleur costume, de Hamlet en 1948 à Elizabeth, l'âge d'or en 2007, en passant par Le Docteur Jivago, Gatsby le Magnifique, Lawrence d'Arabie, Star Wars, Titanic, Le Dernier Empereur, Gladiator, Marie- Antoinette... Un nombre qui importe plus à Tim Angel, gardien de la cinquième génération du temple familial fondé en 1840, que son chiffre d'affaires, de 16 millions d'euros.
Les cent-trente employés, souvent issus d'écoles de mode, doivent bien connaître l'histoire du costume et aussi faire preuve de créativité : là, un "Ange"(surnom des salariés d'Angels) fouine dans le stock - entre éléments d'armure de Braveheart, casque Star Wars, lunettes d'aviateurs années 1930, masque africain et manteau en plume de paon - à la recherche de silhouettes pour une série Z mi-science fiction mi-horreur, voulant des "créatures de la nuit au look mi-chinois, mi-vaudou".
Les rangées contenant plus de 10.000 uniformes de toutes les armées, polices, pompiers, clergés, hôtesses de l'air du monde entier et à travers les âges, sont interminables. Il faut aux spécialistes du rayon des connaissances pointues pour retrouver, des pieds à la tête, l'habit d'un capitaine quartier-maître des armés napoléoniennes ou celui d'un douanier japonais des années 1980.
Beaucoup de clients ne se contentent pas du stock, mais font faire des costumes sur mesure et selon leur modèle, au moins pour les principaux personnages. Les budgets costumes des gros films historiques hollywoodiens peuvent atteindre un million d'euros. Un costume est habituellement taillé et cousu en moins d'une semaine.
En stock, plus de 5.000 perruques, naturelles et synthétiques, mais Angels peut en fabriquer à la main. Le groupe dispose aussi d'une chapellerie, et fait réaliser - sur demande - les autres accessoires (chaussures, bijoux, armes) à l'extérieur.
Parmi les films de 2009 que la firme fournit : Inglorious Bastards, le prochain Tarantino, avec Brad Pitt, et, en France, Coco Chanel et Igor Stravinsky de Jan Kounen, avec Anna Mouglalis.
Les habits, classés par genre (homme, femme, enfant), par époque (Tudor, années 1920...) et par thème (prisonniers, paysans...) s'entassent sur trois hauteurs dans cet entrepôt de 12.000 mètres carrés. Construit en 2002, il dispose d'un système anti-incendie très performant après le traumatisme de 1989, quand une bonne partie du stock a brûlé. L'assurance des cinq millions de costumes, estimés à une valeur de plus de cinquante millions, coûte chaque année à Angels 315 000 euros.

Angels The Costumiers 1 Garrick Road London NW9 6AA
tel: +44 (0)20 8202 2244
fax: +44 (0)20 8202 1820
email:
info@angels.uk.com
site web:
http://www.angels.uk.com/

mardi 28 octobre 2008

Les bijoutiers du spectacle


S’il est un métier dont on ne parle jamais, dont le grand public ignore totalement l’existence, c’est bien celui de Bijoutier du Spectacle. Il faut d’ailleurs en parler au passé. La dernière maison spécialisée a définitivement fermé il y a une quarantaine d’années. Héritière, en quelque sorte, d’une longue dynastie de fabriquants de bijoux de scène, la Bijouterie du Spectacle se devait de rendre hommage à ses prédécesseurs, artisans modestes et pourtant talentueux, grâce à qui de nombreuses scènes françaises et européennes, aux XIXe et XXe siècles, ont pu donner des spectacles magnifiques.
Puisant dans nos archives, mais grâce aussi à tous les habitués ou visiteurs de ce blog qui pourraient nous communiquer des informations, nous allons tenter d’écrire l’histoire de cet unique et merveilleux métier.
D’ores et déjà plusieurs articles sont en cours d’élaboration et nous les publierons dans les prochains mois. Au fil de ceux-ci, nous évoquerons successivement Eugène Granger – fondateur de cette longue lignée – qui en 1824 fut le premier à se spécialiser dans « les bijoux historiques pour costumes de théâtre », Le Blanc et Richard Gutperle ses successeurs et, enfin, la famille Boutillier qui poursuivit ces activités de 1920 à 1970.

jeudi 23 octobre 2008

Voyage dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle

Sur les écrans français à partir du 12 novembre prochain, The Duchess appartient à une catégorie de films décidément devenue très à la mode chez les cinéastes anglais et américains – le corset ripper – une amusante appellation de la presse anglo saxonne pour désigner les drames historiques, en costumes, dont le héros est une femme. En plus des deux volets d’Elizabeth de Shekhar Kapur, que nous avons déjà évoqués ici, ce genre s’est enrichi ces dernières années avec Deux Sœurs Pour un Roi de Justin Chatwic et le très remarqué Marie-Antoinette de Sofia Coppola.

Réalisé par Saul Dibb, The Duchess nous transporte dans l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, dans le sillage de Georgiana Spencer, duchesse de Devonshire, personnage marquant de l’aristocratie britannique. Adulée par les uns, critiquée par les autres, mêlée intiment à la vie politique, elle est aussi, il n’est pas inutile de le rappeler, une lointaine ancêtre de la princesse Lady Diana.

Ce film offre un superbe spectacle où la jeune comédienne Keira Knightley incarne avec beaucoup de justesse la peu conventionnelle duchesse de Devonshire. C’est Michael O’Connor (né le 27 octobre 1965 à Londres) qui est le chef costumier de cette magnifique reconstitution historique. Habitué depuis quelques années des films en costumes (Harry Potter et la chambre des secrets (2002), Nomad (2004), Miss Peltigrew lives for a Day (2008)) il travaille aussi pour le théâtre. Keira Knightley se souvient avec amusement des immenses perruques qu’elle devait porter : « Elles étaient si lourdes que je pouvais à peine lever la tête ». On pourra objecter que quelques bijoux (il y en a beaucoup dans le film) semblent peut-être un peu anachroniques. Mais dans l’ensemble presque tous les accessoires s’accordent parfaitement aux costumes.



vendredi 17 octobre 2008

Nicolas Le Floch

Le 28 octobre et le 4 novembre, France 2 va diffuser Nicolas Le Floch, une série en deux parties réalisée par Edwin Baily. Produite par la Compagnie des Phares et Balises, cette suite est la première adaptation à l’écran des romans policiers à succès de Jean-François Parot (Editions Lattès) dont le héros est un jeune et brillant commissaire au Châtelet, au temps du règne de Louis XV.
Tournés durant l’automne 2007, ces deux téléfilms vont nous plonger dans le Paris du XVIIIème siècle et ses mystères, dans le monde du crime, de la débauche et du vol. Jérôme Robart interprète l’habile enquêteur, vêtu, comme il se doit, d’un habit et tricorne noir. Les costumes sont l’œuvre de Charlotte Betaillole.

vendredi 10 octobre 2008

Bijoux de la famille d’Orléans

Comme nous l’annoncions le 10 juillet dernier, mardi prochain, 14 octobre, Christie’s proposera aux enchères une très belle collection d’objets et de meubles provenant de la succession du comte de Paris. L’ensemble est actuellement visible sur le site de cette maison : http://www.christies.com/
Parmi les bijoux qui figurent dans cette vente, nous en avons sélectionné quelques uns – représentatifs de l’époque Louis-Philippe et de la première moitié du XIXème siècle – qui méritent d’être admirés avant leur dispersion définitive.
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Bracelet en or avec miniature ovale sur ivoire, attribué à Mellerio dits Meller (vers 1830). La miniature est l’œuvre de François Meuret d'après F. Winterhalter.

A maillons articulés, en or ciselé à décor floral, il est orné d'un portrait de Victoire-Auguste-Antoinette-Louise de Saxe-Cobourg-Gotha, duchesse de Nemours (1822-1857) en robe blanche ornée de fleurs au décolleté, les cheveux en anglaises. Hauteur de la miniature : 35 mm; longueur du bracelet: 185 mm. (estimé entre 1500 et 2500 €, adjugé 4750 €)



Paire de bracelets en or et perles ornés de miniatures sur ivoire (attribués à Mellerio dits Meller). Les miniatures sont l’œuvre de François Meuret (1800-1887).

A maillons articulés en or formant des volutes ajourées entièrement pavées de demi-perles fines, ces deux bracelets sont ornés chacun, au centre, d'une miniature. La première représente Marie, duchesse d'Aumale (1822-1869) en robe noire garnie d'une rose, les cheveux en anglaises; la seconde, Victoire, duchesse de Nemours (1822-1857) en robe blanche ornée d'une broche, les cheveux en anglaises. Cette paire de bracelets provient d'Amélie d'Orléans, fille du premier Comte de Paris. Arrière-petite fille du roi Louis-Philippe.
Hauteur de chaque miniature: 32 mm. Longueur des bracelets: 237 mm. (estimé entre 6000 et 8000 €, adjugé 31.700 €)

Importante broche en or et diamants avec deux miniatures ovales sur émail, réversibles, peintes par Latreille, Bordeaux (vers 1830-1840).

En forme de cuir enroulé épaulé par trois anges retenant des phylactères et des fleurs partiellement émaillés, le pistil ponctué de diamants ronds taille ancienne et taillés en rose, orné au centre d'une miniature figurant le portrait de Louis-Philippe, roi des Français (1773-1850) en uniforme avec le cordon, la plaque et la croix de la Légion d'Honneur, dans un entourage de petits diamants taillés en rose et surmonté d'une couronne royale émaillée sertie de petits diamants taillés en roses, le revers orné d'une miniature représentant le portrait de Ferdinand, duc d'Orléans (1810-1842) en uniforme et avec les mêmes décorations, ainsi qu'une décoration fantaisiste
Hauteur des miniatures: 25 mm; hauteur de la broche: 95 mm. (estimé entre 20.000 et 30.000 €, adjugé 58.100 €)

Bracelet email, perles et diamants, signé sur le fermoir "Morel et Cie à Paris" (vers 1845).

A maillons formant des volutes émaillées ponctuées par des liens sertis de petites perles, le fermoir figurant un médaillon en or jaune émaillé décoré d'un bouquet serti d'une perle et de diamants taille ancienne retenu par deux anges en ronde bosse en argent. Longueur: 170 mm. (estimé entre 4000 et 6000 €, adjugé 11.875 €)

Paire de bracelets en or, perles, semences de perles et turquoises avec deux miniatures sur ivoire, attribués à Mellerio dits Meller. Les miniatures ont été exécutées par François Meuret (1800-1887).

A maillons en forme de X en or ciselé à décor filigrané entièrement pavés de petites perles, de semences de perles et de turquoises cabochons, le fermoir de chacun de ces bracelets et orné d’une miniature. La première représente Louis-Philippe, roi des Français (1773-1850) en uniforme, décoré de l'ordre de la Légion d'Honneur et de l'ordre belge de Léopold; la seconde, Marie-Amélie, reine des Français (1782-1866), en robe bleue, châle blanc, collier de perles, coiffe blanche à rubans bleus. Hauteur des miniatures : 31 mm; longueur des bracelets: 194 mm. (estimé entre 6000 et 8000 €, adjugé 26.900 €)

lundi 6 octobre 2008

Un "collier de fonction" de l'époque d'Henry VIII aux enchères

Un "collier de fonction" porté par un proche du roi Henry VIII d'Angleterre, le seul de l'époque des Tudor parvenu intact jusqu'à nos jours, sera mis en vente le 6 novembre par la maison d'enchères Christie's.
Le "collier de Coleridge" est estimé à entre 200.000 et 300.000 livres (entre 258.000 et 387.000 euros). Christie's précise que ce collier, dit aussi "collier d'office" et qui distinguait les grands officiers de la couronne, date de 1546 ou 1547 et a probablement été offert par Henry VIII à Sir Edward Montagu, l'un de ses plus proches conseillers. Il ressemble beaucoup à celui que porte Sir Thomas More dans le célèbre portrait de Hans Holbein le jeune. Montagu était membre du conseil privé et gouverneur du fils du souverain, le futur Edouard VI. Le collier a été porté par ses descendants jusqu'en 1875, en tant que présidents successifs de la "Court of the Common Pleas". Il est devenu ensuite la propriété de Lord Coleridge.
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Collier de "fonction" de Thomas More (1527)
peinture de Holbein le jeune (détail)

samedi 4 octobre 2008

Le bijou de sentiment de la Renaissance à nos jours

Médaillon coeur (1850-1860)
Ayant appartenu à l'impératrice Eugénie



A l’occasion du lancement de sa nouvelle collection de haute joaillerie, Le Grand Frisson, la Maison Chaumet présente, du 3 octobre au 7 novembre 2008, une exposition consacrée aux bijoux ayant pour thème la rencontre amoureuse.
Réalisée par l’historienne du bijou Diana Scarisbrick et la conservatrice du Musée Chaumet, Béatrice de Pinval, cette rétrospective expose cent-cinquante bijoux sentimentaux – provenant pour la plupart de collections privées – de la Renaissance à nos jours. Apparu au Moyen-Âge, le bijou dit «de sentiment» traduit, à travers de subtils symboles, le langage amoureux. Les bijoux en forme de cœurs, naturellement, mais aussi le serpent, qui symbolise l’amour éternel, ou la violette, emblème de l’amour innocent.
Parmi les pièces les plus remarquables, on pourra admirer des bijoux offerts par Napoléon 1er aux impératrices Joséphine et Marie-Louise.

Musée Chaumet
12 place vendôme Paris 1er
du lundi au vendredi de 11 heures à 18 heures

jeudi 2 octobre 2008

Vente de costumes de l’Opéra de Paris

Les samedi 15 et dimanche 16 novembre 2008, l’Opéra National de Paris organise une vente exceptionnelle de plus de 5000 costumes de scène issus de ses productions.

La vente se déroulera, pour la première fois cette année, dans le Grand Foyer du Palais Garnier où seront présentés costumes et accessoires de trente productions lyriques dont Faust, Don Giovanni, Guillaume Tell, Manon Lescaut, La Guerre et la Paix, Simon Boccanegra, Le Trouvère, La Chauve Souris, Don Quichotte … ainsi que ceux du ballet la IX Symphonie de Maurice Béjart.

Les abonnés de l’Opéra national de Paris et les membres de l’Arop seront prioritaires et pourront réserver leur billet d’accès avant le 5 octobre 2008 en consultant le site Internet http://www.operadeparis.fr/ (rubrique « mes offres personnelles ») ou en téléphonant au 08 92 89 90 90. Les réservations pourront également être effectuées aux guichets des deux théâtres.

Selon les places restantes, le public non abonné pourra acheter un billet par Internet, par téléphone ou aux guichets de l’Opéra Bastille et du Palais Garnier. Le billet d’accès à la vente est de 8 euros. Il donnera la possibilité d’acheter un costume et cinq accessoires.

lundi 22 septembre 2008

Les bijoux du calife

  Au printemps dernier, nous parlions ici même des maharadjahs de cinéma. Depuis, en rangeant nos collections, un lot de bijoux créés pour le film Iznogoud nous a fait souvenir que nous avions oublié de citer cette oeuvre parmi celles où apparaît un prince indou. Il est vrai qu’Haroun El Poussah n’est pas un maharadjah, c’est le calife de Bagdad. Qu’importe. Nous avons beaucoup aimé ses costumes du style « mille et une nuits » réalisés par Mimi Lempicka, librement inspirés par la bande dessinée que Patrick Braoudé a décidé d’adapter au cinéma. C’est aussi l’occasion de saluer ce grand artiste qu’était Jacques Villeret, dont ce fut le dernier film. Iznogoud est sorti sur les écrans le 9 février 2005, moins de deux semaines après la mort du comédien.
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Jacques Villeret montrant ses bijoux lors du tournage du film au Maroc
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Collier et bracelets portés par Jacques Villeret dans le film Iznogoud.
Les bracelets ont été réalisés à partir d'anciennes boucles de ceintures (collection Bijouterie du Spectacle)

vendredi 19 septembre 2008

Les tribulations du collier de l’ordre de Saint-Michel

Un collier de l'Ordre de Saint-Michel réalisé pour le spectacle
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Il est des bijoux de spectacle qui connaissent une existence mouvementée. Créés pour un film ou une pièce, ils disparaissent pendant des mois, voire de longues années, remisés dans un coin sombre d’une réserve d’accessoires ou de costumes. Et puis, un beau jour, un costumier les découvre, leur trouve un nouvel emploi et les voici à nouveau propulsés dans la lumière des projecteurs. Et c’est ainsi que telle couronne ou tel collier va voyager de film en film, de pièce en pièce, d’une scène à un studio, de Paris à Marseille, au gré de l’imagination et des besoins de différents créateurs de costumes.

Costume réalisé par Florica Malureanu pour Boris Godounov (1984)

Durant l’hiver 2006, galerie de Valois, au Palais Royal, nous nous arrêtons un instant pour admirer dans une vitrine de splendides vêtements exposés par le ministère de la Culture, en prélude à l’ouverture du futur Centre National du Costume de Scène. En particulier un habit chargé d’or réalisé par Florica Malureanu pour l’opéra Boris Godounov, joué au Palais Garnier, en 1984. Immédiatement notre attention est attirée par la curieuse ceinture qui en est l’ornement principal. Constituée de coquilles reliées entre elles par des aiguillettes, c’est en fait une reproduction d’un collier de l’Ordre de Saint-Michel. Ornement que nous connaissons bien puisqu’il est quasiment inséparable du Roi Louis XI, fondateur de cet Ordre de chevalerie en 1469. Par quel hasard et dans quelles circonstances a-t-il été transformé en ceinture ? Nous l’ignorons. Ce qui est certain, c’est que cette copie a été réalisée au début des années soixante, pour le cinéma. Elle apparaît dans le film Le miracle des loups, d’André Hunebelle, en 1961. Portée par Jean-Louis Barrault qui y interprète un Louis XI conforme à sa légende noire. On la retrouve ensuite à la télévision, dans une dramatique réalisée en 1980 par Jean-Claude Lubtchansky intitulée Louis XI, un seul roi pour la France. Quelques années plus tard, dépourvu de sa médaille de Saint-Michel, le collier s’est mué en ceinture pour la comédienne chanteuse Arielle Dombasle, qui pose pour la couverture d’un magazine. Enfin, il termine sa carrière à l’opéra avant de rejoindre le Centre National du Costume de Scène, à Moulins, pour y goûter une retraite bien méritée.

Le collier de l'Ordre de Saint-Michel
porté en ceinture par Arielle Dombasle

Anne d'Autriche au théâtre

La journée des dupes

En complément à notre article sur les bijoux d'Anne d'Autriche, publié en février dernier, il nous a paru intéressant de signaler que cette reine, assez souvent présentée au cinéma et à la télévision, figure actuellement dans deux pièces qui sont jouées à Paris. En effet, bénéficiant d'un étonnant don d'ubiquité la souveraine est à l'affiche, tous les soirs, à la fois du théâtre Montparnasse (Le diable rouge d'Antoine Rault, du 5 septembre au 30 décembre 2008) et du théâtre 14-Jean-Marie Serreau (La journée des dupes de Jacques Rampal, du 9 septembre au 25 octobre 2008).
Sur la scène du premier, c'est l'excellente Geneviève Casile qui l'interprète, donnant la réplique à Claude Rich revêtu de la soutane pourpre de Mazarin. Les costumes créés par Claire Belloc sont assez beaux quoique très éloignés de la réalité historique. Encore une fois l'effet Bollywood se fait sentir au niveau des bijoux. Ici point de collier de perles mais une parure beaucoup trop moderne. Louis XIV est interprété par le jeune Adrien Melin.
Les comédiens de la seconde pièce sont habillés de costumes réalisés par Eve-Marie Arnault, plutôt sobres et classiques. Cécile Paoli joue Anne d'Autriche, Emmanuel Dechartre, Richelieu, Julie Ravicz, Marie de Médicis, et Benoit Solès, Louis XIII.
Deux Anne d'Autriche simultanément sur les planches, ça n'arrive pas tous les jours.

Le diable rouge

vendredi 12 septembre 2008

Visages et costumes du Second Empire

Pour illustrer notre article d’hier, consacré aux costumes du Second Empire, et ne disposant pas encore de photographies de la prochaine exposition du musée Galliera, nous avons puisé dans les collections iconographiques de la Bijouterie du Spectacle – très riches sur cette période – pour en extraire quelques images significatives. Ce sont des portraits d’hommes, de femmes, d’enfants, appartenant pour la plupart à la bourgeoisie française, réalisés dans les années 1850-1860.
Ces images sont une précieuse source documentaire pour mieux connaître les costumes, les coiffures ou les accessoires (parfois les bijoux) du temps des crinolines
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